lundi 19 janvier 2009
A mon fils
Inconsolable et si sensible
Maman est là pour brisser cette carapace
Et t'aider a devenir plus paisible.
La chaleur de mes bras
Et la douceur de ma voix
Ne suffisent pas à t'appaiser
Petit être laisse maman te consoler.
Tes pleurs me placent face à mes démons
Et font surgir chez moi plein d'émotions
L'envie d'être une mère parfaite
Me fait perdre la tête.
Trouver réponse à tes besoins
Devient ma seule préoccupation
Maman, je ne suis pas né pour réparer ton enfance
Ne me laisse pas porter tes souffrances
Je suis un petit être en devenir
Avec mes envies et mes désirs
Guide moi pour m'aider à grandir
Et cesse de vouloir à tout prix me contenir.
Avec le temps et l'amour nous parviendrons
A trouver l'équilibre que nous cherchons
C est promis maman finira par trouver une solution
Pour que tu sois heureux et épanoui mon garçon.
lundi 12 janvier 2009
samedi 27 décembre 2008
Quand le soleil n'a pas rendez-vous avec la lune
Pour ma part je vais enterrer 2008 sans grands regrets, mais il m'arrive d'avoir un petit brin de nostalgie du début 2007. A cette époque, mon mari et moi étions passés, pour ma famille asiatique, du statut de marginaux à celui de couple modèle : mariés l'année du chien (année de la fidélité), nous attendions un bébé qui naîtrait sous le signe lunaire du Cochon d'or, un petit miracle qui n'arrive que tous les 60 ans. De Chinatown à Hanoï, le monde nous enviait. Nous étions, aux côtés de quelques millions de personnes, des élus. Notre enfant serait chanceux comme pas deux, ses poches seraient remplies d'or et tout, absolument tout coulerait de source pour lui et pour nous : une vraie promesse de paix et d'harmonie suprême.
Mes collègues féminines, en revanche, ne voyaient pas les choses sous le même angle. Quand je disais que ma dpa était le 6 novembre, elles me regardaient d'un air navré. Certaines plus franches que d'autres lâchaient un "houllllllà", ou un "bon courage" ou carrément un "oh mon dieu ! un Scorpion !". L'une d'elle, particulièrement émue par mon cas, m'avait même élaboré un programme de choc regroupant toutes les méthodes pour accoucher 15 jours plus tôt et faire de mon fils un miraculé : un Balance. Visiblement, le soleil et la lune n'étaient pas raccord dans leurs prévisions.
Moi qui ne croyais en rien, je me moquais bien des dires des uns et des autres. Je savais très bien comment mon fils allait être : qu'il soit chanceux ou pas il serait doux, tendre, un brin timide, très contemplatif, un peu poète, artiste dans l'âme. Bref, un grand rêveur...
Notre bébé est né 10 jours plus tôt, Cochon d'or pour sûr, et bel et bien Scorpion. 14 mois plus tard, lorsque je le vois arracher les pages de ses livres avec hargne, se rouler par terre en hurlant parce que je lui ai dit "non", jeter ses peluches à l'autre bout de sa chambre et me griffer quand je le change, je suis envahie par un méchant doute. Et si la loi du Zodiaque était infaillible? Si le soleil était plus fort que la lune?
Et vous, mamans intenses, que sont vos petits anges? Des cochons d'or, des Scorpions d'eau ou de vraies têtes de mules de bois?
lundi 22 décembre 2008
Encore un mythe!
Notre fils est dans cette phase ... euh ... comment dire ... j'attends toujours ... l'endormir le soir est toujours la même galère ...
jeudi 18 décembre 2008
Ah...la magie de Noël
Ma réponse est tout, je crois que j'ai tout fait (dans le respect de l'intégrité de sa personne bien sûr) mais rien qui ne puisse justifier que l'on m'impute ses crises...
Joyeuses fêtes!!
samedi 29 novembre 2008
hip hip hip... barbatruc !
La grande histoire d'amour a commencé à ses 6 mois, lorsque j'ai sorti de la cave de mes parents 2 albums que je lisais quand j'étais petite. A 13 mois, notre petit loup est aujourd'hui plus que jamais un fan inconditionnel de barbapapa. Le voir apparaître sous n'importe quelle forme (album, épisode sur Utube, cuillère, etc...) le met en joie. Inutile de vous dire que depuis que nous avons fait cette découverte, nous avons truffé de barbapapas tout notre barbappartement.
Mais je vous avoue qu'il y a quand même un petit hic dans l'histoire. Un jour je me suis dit pardi! mais si ça marche le jour, ça peut aussi marcher la nuit ! et je suis partie illico, le coeur battant la chamade, acheter une veilleuse en forme de barbapapa. Résultat de l'opération : non seulement la veilleuse n'a pas du tout évité les réveils du petit loup, mais elle est devenue indispensable à son endormissement. Et maintenant... le filou n'a rien trouvé de mieux que de vouloir jouer en pleine nuit avec ! arghhhhhhhhhhhh !!!!!!
vendredi 21 novembre 2008
Comment je suis devenue une femme des cavernes
Curieusement, notre fils semblait apaisé lorsque nous recevions des gens : le brouhaha l'endormait, lui qui ne dormait jamais en temps normal, ni le jour, ni la nuit, et qui hurlait en continu en se jetant la tête en arrière. C'est alors que des soupçons d'exagération ont commencé à peser lourdement sur notre couple : "mais c'est bizarre, moi à chaque fois que je suis venu chez vous il dormait, il a pourtant l'air calme, il n'a pas l'air franchement malade, vous ne seriez pas un tout petit peu stressé?", etc... L'ivresse de bonheur s'était transformée en grosse suspicion.
Au fil des semaines, le vague intérêt pour les soucis de santé du loulou et la grosse suspicion se sont transformés en un profond ennui. Nous racontions toujours la même histoire : il ne dort pas, nous sommes encore allés chez le docteur, il prend une demi-douzaine de médicaments mais rien n'y fait... Les visites sont devenues rares et les coups de fils brefs.
Quand j'avais contact avec le monde extérieur, j'entendais des : "Mais moi je l'emmenais partout mon bébé, à la piscine, au ciné, à l'autre bout du monde, en boîte de nuit. Pourquoi tu ne sors plus, ça te ferait du bien de te changer les idées" ! Il est vrai que je n'avais qu'une seule idée en tête : dormir 3 ou 4 heures de suite, c'était mon unique projet de vie, mais dans l'état dans lequel j'étais, sortir était la dernière des choses dont j'avais envie. Avant la grossesse, je n'étais pas une reine de la nuit mais j'aimais les bons petits restau, trainer dans les cafés du quartier jusqu'à leur fermeture, raconter dans les soirées mes derniers voyages, un verre de champ à la main. C'était dans une autre vie ! Il n'était d'ailleurs plus question de vivre, mais bel et bien de survivre. Au fil des mois, chez nos amis, l'ennui profond s'était transformé en une immense incompréhension.
L'hiver n'en finissait pas. L'immense incompréhension avait cédé la place à un total oubli de nos amis. Les personnes qui venaient désormais nous rendre visite étaient uniquement les membres de notre famille, qui veillaient sur notre progéniture, bien à l'abri du monde extérieur, telle une horde néandertalienne sur son feu. J'ai commencé à ne plus quitter ma caverne, même pour chasser le mammouth. La moindre course au supermarché était impossible : pour loulou, rester 5 minutes en poussette sans dormir se soldait par des hurlements sans fin et par un regard méchant ou médusé des clients ainsi que de la caissière : qu'est-ce que j'avais pu bien faire à mon fils pour qu'il hurle comme ça?
Puis j'ai commencé à mettre de côté les vêtements que je n'utilisais plus (à peu près tous), pour faire de la place aux affaires de notre petit homo intensius. Puisque je ne sortais plus et que mon fils me vomissait dessus une dizaine de fois par jour, à quoi bon mettre autre chose que de vieux chiffons? Et puis un jour, errant dans les recoins de ma caverne, l'air hagard, mon bébé accroché à mes aillons, j'ai aperçu mon image dans le miroir, et je me suis dit : mince, je ne ressemble plus à rien. Mais si ! si ! à une femme des cavernes ! il ne me manquait plus qu'un gourdin. Heureusement que je n'en avais pas, sinon... qui sait ce que serait devenu mon fils?
mardi 11 novembre 2008
D'où viennent les bébés ?
Si l'on en croit un best-seller, les hommes viendraient de Mars et les femmes de Venus. Pour ce qui est des bébés, les experts pensent maintenant qu'ils viennent de quelque part près de la Voie lactée. Ce qui expliquerait que lorsqu'ils arrivent sur Terre, ils sont affectés d'une sorte de "jetlag" cosmique, et ne connaissent absolument rien des coutumes et styles de vie terriens.Les Terriens, qu'ils soient de Mars ou de Vénus, sont très troublés de voir ces nouveaux arrivants ne pas se conduire tout de suite comme le font les Terriens adultes : manger selon un rythme terrien, dormir quand la nuit tombe, etc. Les Terriens sont très surpris de voir leurs tout-petits, naturellement synchronisés sur le temps de la Voie lactée, se conduire d'une façon pourtant tout à fait normale pour des citoyens de la Voie lactée.Parents terriens, notez bien : vos bébés se conduisent parfaitement normalement pour des Voie-lactiens ! Les citoyens de la Voie lactée mangent toujours toutes les deux heures. Ils dorment le jour et sont debout la nuit. La nuit est faite pour s'amuser et rencontrer les amis. Si malgré tout, un Voie-lactien dort la nuit, il ne le fait qu'en groupe, comme les chiots, par peur du Monstre lacté qui attaque les petits Voie-lactiens quand ils sont seuls dans l'obscurité. Laissés tout seuls, ils ont peur et appellent à l'aide. Quand ils arrivent, ils ne parlent pas un mot de français, ni d'anglais, ni d'aucune autre langue terrienne. Ils essayent de communiquer en langage voie-lactien, mais les Terriens ont beaucoup de mal à les comprendre. Parfois, au lieu de l'admettre, les Terriens préfèrent dire que c'est bon pour les poumons du Voie-lactien que de parler tout seul dans sa chambre pendant des heures.Quand un petit Voie-lactien arrive sur Terre, il est important de comprendre d'où il vient, et de l'accueillir avec respect. Souvenez-vous qu'il a besoin de temps pour s'adapter à une nouvelle culture. Il a besoin d'amour et de patience. Il a besoin d'être avec des Terriens qui écoutent son langage en même temps que lui essaye d'apprendre le leur.Les nouveaux parents doivent comprendre que le petit Voie-lactien ne se réveille pas la nuit pour les rendre fous : c'est juste sa façon d'être. Un jour, il comprendra qu'être debout la nuit n'est autorisé que pour les étudiants, les célibataires et ceux qui doivent travailler de nuit, comme les infirmières et les serveuses. Il apprendra à manger à des heures qui conviennent aux Terriens. Ce concept prendra un long moment à être assimilé parce que la meilleure nourriture pour le faire grandir en bonne santé, à savoir le lait vénusien, se digère très rapidement.Si on le presse trop, le bébé Voie-lactien risque de ne pas avoir confiance en sa nouvelle planète et de mettre plus longtemps à devenir un petit Terrien indépendant.S'il a de la chance, il trouvera un foyer avec des Terriens qui apprécieront ses qualités voie-lactiennes et se réjouiront de ses premières semaines si spéciales sur Terre, quand le bébé est tout neuf. Bientôt, il deviendra un vrai Terrien, mangera comme un Terrien, dormira comme un Terrien. Il est dangereux pour sa santé mentale et son bien-être de vouloir accélérer la transition. Ayez confiance, ça arrivera en son temps.
Ann Calandro, Waxhaw, Caroline du Nord, paru dans North Carolina's Rocking Chair,Printemps 1998
mercredi 29 octobre 2008
L'oeuf et la poule
Cette phrase est restée en suspend dans mon esprit, quelque chose à son sujet ne me convainc pas.
Il est vrai que les couches de mon fils sont toujours trempées la nuit malgré les doublures, et les fuites sont fréquentes.
Il est vrai qu’au mois de septembre, lorsque l’effet du traitement était encore présent, mon fils a enchainé 4 semaines de nuits complètes et j’ai pu mettre de coté les doublures de couches.
Ça fait bien longtemps qu’il ne boit plus la nuit, des mois.
Ces dernières semaines il se réveille beaucoup et malgré les doublures, je change bien souvent la couche au cours de la nuit ainsi qu’au petit matin. Entre la sortie du bain et le petit déjeuner, il n’est pas rare que nous changions la couche 4 fois. A 2 ans, le nombre de couche par 24h est supérieur à 10 !
Définitivement, chez nous, la phrase adaptée serait :
lundi 20 octobre 2008
« Cessez de focaliser sur le ventre de votre enfant »
C’est ce que nous injectait la pédiatre « sommeil » que nous consultions en début d’année.
Nous venions de lui expliquer qu’avant chacun de ses réveils (surtout le matin) j’entendais toujours de l’activité du coté des intestins de mon fils et des gaz.
Cette phrase a achevé de nous convaincre qu’il était inutile de poursuivre ces coûteuses consultations.
Moins de 2 mois plus tard, nous étions (enfin!) orientés vers une pédiatre en allergologie et gastro-entérologie. Elle diagnostiquait une présence de bactéries indésirables chez notre enfant, probablement depuis la naissance, sa flore intestinale ne s’était pas colonisée des « bonnes » bactéries. Ceci se fait au moment du passage, le tube digestif de l’enfant jusqu’alors stérile, profite des bactéries de la maman.
S’en est suivi un premier traitement, me laissant dubitative puis un deuxième aux résultats tout à fait impressionnants, nous permettant de surcroit une ré-introduction des PLV.
Au bout de 3 jours, notre fils s’est mis à dormir 10 à 12 heures par nuit et d’affilée, il se contrefichait de mes allées et venues, répondait à mes propositions par des « oui maman », « comme tu voudras maman » et dévorait chacun des repas que je lui préparais et même parfois la cuisine d’autres chefs.
Pour nous c’était certain, l’intensité avait enfin une explication et une origine physique.
C’est une autre vie qui s’est offert à nous, un autre enfant à la joie de vivre communicative.
Lui qui n’avait pris qu’un seul kilo au cours de l’année, s’est remplumé de 2 le temps de l’été.
Malheureusement pour lui, son corps n’arrive pas à prendre le dessus et les bactéries prolifèrent à nouveau. Mais il n’en reste pas moins, que l’intensité a parfois une explication médicale et que malgré les messages souvent acerbes de certains médecins, j’encourage les parents à persévérer jusqu’à se faire entendre.
Sortir de l'anonymat.
Il s’agit d’une enquète assez exhaustive sur le monde du maternage, ses différents champs d’application.
Avant de l’emballer, je le feuillète et à ma grande joie, je tombe sur 3 pages consacrées aux Bébés Aux Besoins Intenses. Ce qu’elle en dit est très très bien, assez descriptif, faisant références aux travaux du Dr Sears et notant cette phrase du Dr Brazelton plaignant les parents. 3 mamans d’intenses apportent leur témoignage soulignant en plus de l’épuisement la souffrance liée aux critiques directes de leurs choix éducatifs.
C’est de plus en plus que je trouve par ci par là une ligne ou plusieurs pages consacrées aux Bébés Aux Besoins Intenses, ça me regonfle l'optimisme !
mardi 14 octobre 2008
Le lait quelle vacherie!!
Bref juste pour dire que 8 mois après l'éviction du lait, lactse, lactate de je ne sais quoi...Nous avons des résultats. Notre enfant (3 ans) n'a pas été transformé en être souriant tous les jours mais on a des résultats:
- 3/4 de crises en moins
- plus de dodo (5 à 6 heures d'affilée) , je sais ça peut sembler peu mais pour un enfant qui ne dormait jamais deux heures d'affilée, on voit la différence!!
- une meilleure humeur générale
- plus de coopération, moins d'opposition systématique
Lorsqu'on on a un "accident" de lactose, on se rend encore mieux compte de la différence que cela a créé dans notre vie, car il se réveille alors 20 fois la nuit et il est d'humeur massacrante...(Vous voyez de quoi je parle, non?!)
Alors pour celles qui tentent l'éviction, courage, on sait que c'est difficle, mais ça peut vraiment en valoir la peine!!
vendredi 12 septembre 2008
Biberonné avec amour!
mercredi 10 septembre 2008
Le bébé aux besoins intenses est ÉCONOMIQUE !
Avant que notre fils naisse j’étais impressionnée par l’offre des détaillants en puériculture et me posait des questions sur l’utilité des articles. Nos intenses nous ont apporté la réponse, la voici catalogue en mains :
- Le lit : INUTILE
- La table à langer : A ÉVITER
- La turbulette, la couverture : INUTILE
- L’anneau ou le transat de bain : INUTILE
- La tétine ou sucette : INUTILE
- La chaise haute : DANGEREUX
- Le tapis d’éveil : L’ARNAQUE !
- Le doudou : L’ARNAQUE 2
- Le baby phone : INUTILE
Merci à Chloé pour le baby phone, c’est de sa réflexion sur leur inutilité qu’est parti cet article !
- Le parc : INUTILE
- La poussette, le landau : INUTILE
- Le siège auto : INUTILE jusqu’à 6 mois
Quand on est parent de bébé aux besoins intenses, il en faut de l’imagination à l’économie, la plupart du temps l’un des deux ne reprendra pas son activité professionnelle.
mardi 17 juin 2008
Doute, croyance et certitude
Je suis convaincue que je tiens la clé de l'intensité et je rève de proclamer : le bébé aux besoins intenses n'existe pas!
Je rève de parvenir à soulager une bonne fois pour toute mon fils de son intensité et que la recette s'applique à tous les autres intenses.
Je rève de pouvoir déclarer que chaque intense est un enfant dont une pathologie n'a pas été dépistée.
Les PLV, c'était il y a 6 mois, ça nous a sauvé d'un impasse infernale, la privation devient trop lourde pour des résultats de moins en moins convaincants.
Nous sommes entrain de soigner une pullulation micro-bactérienne -en passant pour Amabel une forme du syndrôme de l'intestin irritable- qui dans sa batterie de symptôme contient des troubles du sommeil et du comportement.
A chaque instant j'oscille entre doute, croyance et certitude...
vendredi 13 juin 2008
craquage....
mercredi 28 mai 2008
Une journée avec un extraterrestre
Il y a trois semaines cependant, je me suis trouvé en face d'un extraterrestre. Toute la journée durant, je n'ai pas eu à le forcer ou trouver des milliards de stratagèmes pour le mettre dans la voiture, ni pour sortir, ni même quand je lui disais "non" pour quelque chose...Il a fait tout ce que les autres petits garçons de son âge auraient fait, il a fait la moue, je lui ai expliqué à nouveau et il est passé à autre chose...Et là j'ai pu entrapercevoir à quel point les parents d'autres enfants non intenses que je cotoie n'ont absoluement aucune idée de ce que peut signifier de vivre avec un intense. Ce jour-là était empreint de légèreté, de joie, l'impression d'être sur une autoroute fluide au volant d'une familiale bien confortable...Bien que ma vie ait réellement pris un tournant depuis février et aussi parce que mon fils grandit, cependant la route que je traverse tous les jours et toutes les nuits ressemble pûtôt à une route de montagne, escarpée, avec virages très serrés et moi je conduis un char d'assaut...
lundi 28 avril 2008
Au sujet des pleurs.
"Les bébés Les bébés ne peuvent pas vous dire où ils ont mal ni combien. Dans bien des cas, ils pleurent sans arrêt, ils perdent l’appétit et ils ne dorment pas. Dans certains cas, ils serrent les poings. Il arrive même parfois qu’ils dorment trop.
...
Si, en raison de son âge ou de son niveau de développement, l’enfant ne peut pas parler de la douleur, il se peut qu’il pleure, qu’il se lamente, qu’il pleurniche et qu’il fasse des grimaces pour exprimer la douleur."
S’ensuit une échelle d’évaluation :
Voici une photo de mon fils, illustrant nos premiers mois :
vendredi 25 avril 2008
Mais qu'allons nous faire de ce terrible bébé?
Cressida Cowell, Ingrid Godon, Editions Casterman
J’aime beaucoup la dédicace, elle me laisse suspecter que l’auteur a eu un bébé aux besoins intenses :
Tout au long du livre, le terrible bébé ne pleure que d’une seule et même voix, tout comme le faisait mon intense. On m’avait dit qu’au fil du temps, une maman apprenait à reconnaître les pleurs de son enfant… mais les mois se succédaient et je n'y comprenais toujours rien.
Aujourd’hui l’éviction des PLV a libéré mon fils de ses terribles douleurs qui le réveillaient la nuit.
La journée il y a les pleurs de frustration, les pleurs de colère, les pleurs de je fais semblant, les pleurs de dramaturge etc… et je les identifie bien.
Ces derniers jours, mon fils se réveille à nouveau la nuit, il a contracté un virus qui le fait souffrir. Quel douloureux pincement au cœur d’entendre à nouveau ces pleurs de douleurs qui étaient bien l’unique tonalité des 16 premiers mois.
lundi 14 avril 2008
Ne plus
Ne plus se mettre à table pour la quitter aussitôt la première bouchée enfournée.
Ne plus fermer le robinet de multiple fois sous la douche pour écouter un éventuel pleur.
Ne plus interdire l’accès à la cuisine, sous prétexte que le bébé dort dans la pièce mitoyenne.
Ne plus marcher sur la pointe des pieds dès que le bébé dort.
Ne plus entendre cette déchirante sirène de pleurs se mettre en route.
Ne plus l’entendre briser le silence de la nuit.
Ne plus l’avoir comme réveil matin.
Ne plus entamer la journée au son d’un bébé hurleur.
Ne plus craindre pour sa santé mentale.
Ne plus s’enfuir d’un endroit en s’excusant du niveau sonore des pleurs.
Ne plus avoir à faire face à tous ces regards qui savent tellement mieux.
Ne plus s’excuser chaque matin auprès de ses voisins.
Ne plus vivre reclus.
Ne plus penser qu’on a fait la plus grave erreur de notre vie.
Ne plus culpabiliser.
Ne plus souffrir .
Ne plus lutter contre cette fatigue irrépressible.
Ne plus porter ce fardeau.
Ne plus réorganiser sa journée 10 000 fois au rythme des non-siestes.
Ne plus en vouloir autres parents d’avoir reçu eux un enfant classique.
Ne plus se sentir prisonnier.
Ne plus espérer que quiconque comprenne ma vie.
Ne plus se demander lequel du jour ou de la nuit est le pire.
dimanche 13 avril 2008
Pour en finir avec la culpabilité.
Sur notre forum, une section y est consacrée, et chacune a son histoire propre; aucun élément ne concorde, certaines d’entre nous ressentent même que tout a été idyllique.
Alors pour quoi sont-ils intenses ?
En d’autres temps, nous aurions invoqué une puissance.
Pour l’instant et en l’absence d’une réponse, oublions les causes liées à la grossesse ou à la naissance, elles ne font que culpabiliser les mamans déjà suffisamment accablées.
vendredi 14 mars 2008
Répartition géographique, la densité au m2
Après réflexion, je tiens le coupable : le besoin de contact de nos enfants. Nuit et jour il leur faut être relié à nous, en nous tenant les cheveux pour le plus libre ; au plus serré, c’est à dire avec un maximum de surface corporelle contre nous tout en exerçant une poussée.
Je passe la majeure partie de ma journée accroupie dans ma cuisine, mon fils collé à moi, m’aidant souvent à tenir les ustensiles alors que je cuisine sur sa petite table de 60cm de diamètre.
Nous lisons les livres dans son lit de 60cm x 120cm lui assis sur mes genoux.
Je ne connais pas encore les dimensions de la cabine de douche, mais il se positionne presque toujours pile au centre.
Nous avons 2 toilettes, je choisis systématiquement le plus grand, on étoufferait à 2 dans le petit !
La nuit, il faut qu’il pose sa tête sur le même oreiller que moi ou sa tête directement sur la mienne, et pas question que je lui tourne le dos, sinon c’est réveil assuré. Même quand papa est en voyage, je dors toute recroquevillée.
Ado je me plaignais de ne pas être assez grande, quelle difficulté supplémentaire si j’avais à replier ainsi en permanence des centimètres supplémentaires !
samedi 8 mars 2008
marre des professionnels de la santé
Je sature littéralemment devant ses professionnels de la santé apprentis donneurs de leçons et apprentis pédopsy!!
Mon fils a un gros problème dentaire, type carries, bien que je ne sois pas persuadée que ce soient réellement des carries, peut-être une dysplasie de l'émail ou une amlogénèse, bref un défaut de l'émail. Je suis persuadée que ce n'est qu'une des douleurs visibles qui cause son intensité. Quand je "remets en cause", ou plutôt quand je lance des suppositions aux dentistes ou homéopathe, bien que choisis en fonction de leur spécialité douce et naturelle, on me renvoie en fait à moi-même. C'est moi qui est un problème avec l'autorité, ou les dents sont le reflet de la colère, et il s'agit donc d'une de mes colères non exprimée à moi et au lieu de courrir après 10000 avis médicaux, je ferais bien de faire une psychothérapie et accepter que mon fils de 28 mois se fasse arracher 4 dents sous anesthésie générale.
Je ne comprends pas pourquoi, lorsque je vais voir un spécialiste avec un problème spécifique, il me renvoie à l'éducation que je donne à mon fils: Mon lait lui gâte les dents (c'est bien connu le lait maternel a les mêmes vertus que le lait de vache en poudre...), je suis trop fusionnelle, je ne "contrôle" pas mon gamin...etc!! Lorsque je dis que c'est un supplice que je lui fais subir pour lui brosser trois fois les dents par jour , on me renvoie un manque d'autorité...Mais est-ce qu'ils savent tous ces gens ce que c'est que de vivre avec un intense, ce que c'est de tous les jours avoir à faire à leur mal-être leurs frustrations, ce que c'est que de les confronter à une société qui ne les accèpte pas et d'essayer de "cacher" leur intensité, ce que c'est que de craquer des fois en tant que parent parce qu'on a un sentiment d'échec devant des gens qui nous rassure avec des mots, nous faisant sentir que l'on s'est juste fait déborder et que ça ira mieux demain...Je voudrais enfin tomber sur des professionnels qui comprennent, qui reconaissent leur spécifité, leur douleur, leur mal-être et qui cherchent des solutions envisageables pour nos familles, en s'adaptant à nos modes de vie.
dimanche 17 février 2008
Mes petits courriers
Je les liste selon la chronologie des rencontres comme pour ne pas en oublier.
Le pédiatre de la maternité.
Il est, paraît-il, courant dans les maternités de commenter les pleurs particulièrement virulents de certains nouveaux nés, présageant un difficile retour à la maison.
J’aimerais lui dire qu’il serait bénéfique que ce genre de commentaire passe la salle de pause et entre dans la chambre, que les parents ne rentrent pas chez eux persuadés –puisqu’on leur a affirmé- que leur enfant ne pleure pas plus qu’un autre, cela éviterait d’ajouter à la déroute une remise en cause totale sur sa propre tolérance aux pleurs.
Notre généraliste.
Qui nous a énormément aidé et soutenu durant les toutes premières semaines de vie de notre petit hurleur. Elle s’est tout de suite dirigée vers un souci gastrique et nous a permis en collaboration de soulager notre fils pour 2 mois.
Sauf que voilà, quand je suis allée la voir fatiguée, désespérée lorsqu’il avait près de 7 mois ne comprenant pas les multiples réveils nocturnes et l’impatience diurne, elle m’a simplement rejeté la faute. Trop de fusion de ma part.
L’ostéopathe qui avait réparé notre fils lorsqu’il avait un peu plus de 2 mois.
Inutile de lui écrire, je suis déjà allée lui annoncer la grande nouvelle. Elle nous a toujours soutenu ; comme si elle savait ce qu’est un intense.
Le pédiatre d’une consultation sommeil de l’hôpital auquel nous somme rattachés.
M’incitant à donner au moins un produit laitier supplémentaire par jour à notre fils ; je trouvais cela aberrant vu la quantité qu’il buvait au sein ; je ne rendait pas compte à cette époque que passé 6 mois seuls les médecins compétents en allaitement pouvait apporter leur conseil.
Je me suis exécutée, sans réaliser que je brisais instantanément la chaîne des 5 nuits complètes que mon fils venait d’accomplir. Il avait près de 9 mois.
La psychologue de ce même établissement.
Qui nous a tellement aidé a accepter les nuits hachées telles qu’elle étaient.
D’ailleurs plutôt que lui écrire, je prendrai rendez-vous et lors de notre rencontre, je l’encouragerai à faire part de mes conclusions à la pédiatre nous ayant aiguillé vers elle. Celà m'évitera le précédent courrier.
La psy que je consultais à cette période et qui était un peu mon seul soutien.
C’est elle la première je crois qui s’était exclamé une fois en séance, « et si cet enfant avait mal quelque part ? » mettant certainement quelque chose d'infernal en marche dans mon cerveau, ce quelque chose mûrissant, aboutissant sur ma théorie sur la douleur que j’ai exposé dans un post ici.
Le Dr Philippe Grandsenne (mais non ça n’est pas du harcèlement, j’aime bien lui écrire !)
Quoique ma fierté va en prendre un coup ; lui reconnaître qu’il a peut-être raison, que si un enfant pleure au delà de 100 jours c’est que effectivement, dans le cas de mon fils, il a un problème autre.
Alors peut-être l’encourager à écrire un bouquin pour que ses confrères cherchent vraiment quel pourrait-être ce problème plutôt que nous renvoyer la responsabilité ou pire ignorer notre exposé.
Oh oui, c’est bien mieux pour mon égo.
Le pédiatre homéopathe qui s’est épuisé à chercher en vain LE remède de notre fils.
Lui aussi m’a mise sur la voie. « Et si les réveils étaient dus à une douleur ? ».
Cette pédiatre du sommeil à la réputation internationale qui avait revêtu son habit de dragon pour nous recevoir et nous envoyer tous les trois ensemble et séparément consulter des batteries de psy. En fait, inutile de lui écrire, nous sommes allés en personne lui faire part des résultats en cours.
J’en ai certainement oubliés d’autres, 16 mois d’enfer donnent autant d’occasion de multiplier les consultations ; je viendrai compléter lorsqu’ils feront surface.
lundi 4 février 2008
Jour 2 éviction des PLV
J'en suis à mon jour 2 après 5 jours de tentatives...Vous savez que des plv en fait, ben y'en a partout partout partout... Je crois que je deviens une pro du repérage du mot lait ou lactose sur les paquets écrits en minuscules...Que c'est dur!! Non seulement il faut se surveiller, ce qui dans mon cas relève d'un tour de force, genre maton dans une prison qui scotche le prisonnier rebel mais en plus il faut que je surveille petit bout!! Mais oh merveille, monde paradisiaque, j'étais à une réunion de maternantes aujourd'hui et il n'y avait que des bonnes choses à manger sans plv...un p'tit coin de paradis quoi!!
Ce soir ficéraptor est allé se coucher tôt; 21h00, et j'ai voulu me croquer un petit bout de chocolat, un after eight...Je me disais oh, après tout c'est que du chocolat noir et de la menthe...Ben non, pas du tout!! y'a tout dedans, lactose, lait en poudre et un troisième dont j'ai oublié le nom...Ah encore 28 jours à tenir avant la raclette party si ça ne marche pas ou encore 28 jours pour connaître par choeur les forums de nourriture bio...au choix!
samedi 2 février 2008
Mon Extra Terrestre
Lorsque mon fils n'avait que quelques semaines, toutes les vieilles dames me demandaient "s'il me réveillait la nuit"
Je les regardais avec de grands yeux ronds, leur faisant part qu'il me semblait naturel qu'un enfant de cet âge se réveille et encore plus que sa maman soit là pour lui; notre enfer à cette époque était plutôt diurne, mais comment l'expliquer!
Aujourd'hui mon fils approche de ses 18 mois et ce sont les mêmes dames qui cette fois me lancent : "Ils bougent beaucoup à cet âge, c'en est fini de votre tranquillité!"
Et là je reste bouche bée, je ne comprends décidément pas à quelle planète elles se réfèrent!
jeudi 24 janvier 2008
Ma vie en captivité.
J’ai envoyé un message dont le ton m’a a posteriori interloqué :
« MON AMoureux,
Je n'ai que très peu de temps, la diversion ne dure jamais trop.
(S’en suit une phrase faisant l’objet du message)
J'entends des pas.
Je t'Aime »
lundi 21 janvier 2008
Pourquoi mon bébé pleure-t-il?
Vol. 8 no. 3 (juin 2006)
Françoise Lefebvre est une instructrice certifiée et une formatrice internationale de l’IAIM.
Elle enseigne depuis plus de 18 ans le massage aux parents et forme des instructeurs en massage pour bébé.
www3.sympatico.ca/lefebvre.dugre/fl/
Pourquoi mon bébé pleure-t-il ?
| Le répertoire de signaux que les parents doivent apprendre à décoder |
Le toucher est le besoin de base le plus important pour l’être humain.
Pourquoi mon bébé pleure-t-il ?
| Les pleurs d’un bébé peuvent être un sujet de stress intense pour tous nouveaux parents. Bien comprendre les raisons multiples de ces pleurs est important pour vivre le mieux possible cet état de conscience normal et sain de votre nourrisson. De nombreux mythes et pressions sociales sont présents dans notre société concernant les pleurs des bébés et les parents reçoivent une foule de conseils concernant ceux-ci. Malheureusement bon nombre sont issues d’anciennes pensées dépassées. Reliques du temps ou notre compréhension du bébé était très limitée; du type : « le bébé n’est qu’un amas de nerfs et d’organes » ou encore « le bébé n’est qu’un tube digestif »! Les réactions typiques des générations passées aux pleurs d’un bébé étaient « Il a des coliques (mal au ventre) » ou « Il manipule » ou «Un bébé ÇA pleure pour rien ». Bien heureusement des recherches portant sur les plus petits membres de notre société nous apportent une nouvelle compréhension de cet être absolument fascinant. À la naissance le bébé arrive déjà tout équipé pour établir la communication avec ses parents. L’état de veille calme dans lequel se trouve une majorité d’entre eux rapidement après leur venue au monde permet cette première rencontre entre le petit et ses parents. Avec l’intensité de son contact visuel le nourrisson apprend à connaître les gens en qui il donnera toute sa confiance. Chaque bébé a un riche répertoire unique de signaux que ses parents doivent apprendre à décoder. Les pleurs étant certainement le plus puissant qu’il enverra à ceux-ci. Par les pleurs le bébé exprime des besoins très variés auxquels nous nous devons de répondre le plus adéquatement possible. C’est à travers la réponse à ses besoins que le bébé établira une relation d’attachement sécurisée. Des trois différentes formes d’attachement; sécurisée, ambivalente ou insécurité seule la relation sécurisée donnera au bébé un sentiment de confiance absolue envers ses parents. Dans ce type de relation les parents vont systématiquement répondre au nourrisson de façon constante et appropriée. Ce bébé se sentira libre d’explorer son environnement en ayant la certitude que les adultes en qui il a confiance seront toujours là pour le sécuriser si besoin est. Dans la relation ambivalente, les parents répondront quelquefois de façon appropriée et à d’autres non. Par exemple quelquefois on accourt pour le nourrir s’il pleure et d’autres moments on le laisse seul. Dans cette situation le bébé ne sait jamais si ces besoins primaux seront assouvis, le menant à un état d’incertitude et de stress. Dans la relation d’insécurité, la majorité des besoins ne sont pas répondus de façon adéquate, ce qui mène à une insécurité et à un défi d’attachement. Les parents sont des décodeurs en apprentissage et c’est à travers un jeu d’essais et d’erreurs qu’ils apprendront, dans les premiers jours ou premières semaines de vie de leur bébé, à lire ce langage si riche. |
| Regardons quelques un de ces besoins qu’il nous exprime en pleurant. |
| J’ai faim ou soif : Le besoin décodé le plus facilement et auquel il est facile de répondre par l’alimentation à la demande. J’ai froid : On peut vérifier si le bébé a froid ou non en touchant le cou du bébé et en le couvrant adéquatement. Je m’ennuie : Son niveau d’attention étant relativement court, le bébé a besoin de varier fréquemment d’activité. J’ai peur : Le bébé peut être effrayé par un bruit soudain, un nouveau jouet, une personne ou un endroit inconnu, il a besoin de vous pour le réconforter et retrouver son sentiment de sécurité Je veux changer de position : Le manque de mobilité du bébé le met dans un état de dépendance totale et il dépend de vous afin que vous l’aidiez à trouver une position plus confortable. Prends-moi dans les bras : Le toucher est le besoin de base le plus important pour l’être humain. Davantage que le lait le bébé a besoin d’être touché. N’hésitez pas à prendre dans vos bras, à cajoler, à bercer, à porter, à toucher, à masser votre bébé. Le célèbre pédiatre T. Berry Brazelton nous dit : « Je ne crois pas qu’il soit possible de gâter un bébé... Vous n’en ferez pas un « enfant gâté » en répondant à ses besoins. Le couver sans cesse, s’occuper de lui avec inquiétude ou exaspération peut rendre un enfant anxieux ou capricieux, mais le prendre pour jouer ou essayer quantité de petites choses pour le satisfaire n’aura pas cet effet ». Je suis fatigué : Relativement facile pour les parents à décoder et est généralement accompagné d’autres signaux très clair. Aider bébé à trouver ses mécanismes d’auto réconfort et d’endormissement l’aidera à se rendormir seul dans la nuit lorsqu’il passera d’un cycle de sommeil à un autre. J’ai mal : Le bébé, tout comme nous, a besoin d’empathie et de se faire rassurer lorsqu’il a mal ou se fait mal. Les endorphines sécrétées par le toucher apporteront un soulagement de la douleur. N’hésitez donc pas à masser la partie endolorie. J’exprime une émotion : Comme l’adulte, le bébé utilisera les pleurs pour exprimer une multitude d’émotions telles que la tristesse, le deuil, l’adaptation à un nouveau milieu de vie (entrée à la garderie, adoption); certains spécialistes parlent même de souvenir d’une souffrance vécue lors d’une naissance difficile, etc. Le bébé exprimera ses émotions aux personnes en qui il a le plus confiance, notamment ses parents. Il ne faut pas s’étonner qu’en allant le chercher à la garderie, celui-ci se mette à pleurer à chaudes larmes. Il aura à ce moment besoin d’une épaule pour le réconforter et d’une oreille pour l’entendre. Maman ou papa est disparu : Dans la période du développement du bébé correspondant à l’attachement à la figure principale, il est normal qu’il se mette à pleurer si vous quittez la pièce dans laquelle il se trouve. Si ce n’est pas possible pour vous de l’emmener avec vous parlez-lui ou chantez pour lui. Le fait d’entendre constamment votre voix le rassurera, petit à petit il apprendra que vous reviendrez vers lui. Je suis inconfortable : Le fait de s’être souillé ou mouillé peut être inconfortable. Le changer réglera le problème. Je suis frustré : Le développement des capacités physiques d’un bébé est absolument phénoménal. Lorsqu’on regarde ses capacités à la naissance et toutes celles qu’il aura acquises à un an, la progression est impressionnante. Son cerveau se ramifie à une vitesse formidable et envoie de nombreux messages au corps que celui-ci ne peut encore exécuter. L’incapacité de mener à bien une tâche, comme celle de marcher à quatre pattes, ou d’attraper un objet peut le mener dans un état de frustration extrême. À ce moment, il a besoin de vous pour l’encourager et l’aider à sortir de son état d’exaspération. J’ai des gaz : De nombreuses théories essaient d’expliquer les problèmes digestifs des bébés. Qu’il soit dû à une immaturité du système digestif, à une intolérance au lactose ou à une réaction à un aliment ingéré par la mère qui allaite, il est difficile de voir son tout-petit souffrir. Le massage aidera à briser les gaz et à les éliminer des intestins, il aidera également à la maturation plus précoce des différents systèmes. Je suis sur stimulé : Longtemps associé aux coliques ou gaz, ces pleurs sont les grands incompris de cette liste. La vie du bébé est très active, son développement physique, intellectuel et émotif, son environnement, ses nouvelles découvertes, ses sorties, ses nouveaux jeux, amis, activités peuvent le mener dans un état de sur stimulation le menant aux pleurs inconsolables. Ceux-ci surviennent généralement en fin de journée (peuvent également survenir à d’autres moments) lorsque tout le monde a déjà sa journée dans le corps et est fatigué. Le fait de ne pas pouvoir calmer le bébé peut augmenter le stress des parents et quelquefois les mener dans un état proche du désespoir (certains parents en viennent à secouer leur bébé). Il faut comprendre qu’à ce moment le bébé utilise les pleurs pour évacuer le trop-plein de tension qu’il aura accumulé tout au long de la journée et que ceux-ci sont utilisés de façon saine et naturelle. Le fait d’utiliser toutes sortes de techniques pour calmer le bébé; comme le bercer, le changer fréquemment de position, chanter, mettre le moïse sur la sécheuse, faire un tour d’auto, etc. ne fera qu’augmenter la surcharge chez un bébé déjà sur stimulé, exigeant de lui de pleurer davantage. À ce moment le bébé a besoin d’un environnement calme avec un minimum de distraction. S’isoler avec lui dans une pièce en diminuant l’intensité de la lumière, le bruit, les mouvements éviteront de le stimuler davantage. Pour certains, le contenir en l’emmaillotant ou encore en maintenant ses mains sur sa poitrine lui permettra de calmer son système nerveux central et de s’apaiser plus rapidement. Si le bébé pleure systématiquement tous les jours à la même heure, un massage exécuté environ une heure avant cette période de pleurs aidera à diminuer de façon significative ce moment difficile de la journée. En quelque sorte le bébé utilisera le massage plutôt que les pleurs comme exutoire au stress. Le massage agit sur la sécrétion des hormones de stress en les diminuant chez le bébé tout comme chez le parent masseur. Une façon facile et efficace pour passer à travers ce moment difficile de la journée. Je suis un bébé hypersensible : Certains bébés viennent au monde avec davantage de difficulté à tolérer la stimulation autour d’eux. Il faut minimiser le nombre de stimulus qu’on lui donnera à la fois. En vieillissant, son système nerveux maturera ainsi que sa capacité à tolérer les différents stimulus. |
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| Et si je ne peux plus tolérer les pleurs de mon bébé |
| L’intensité des pleurs d’un bébé inconsolable va profondément chercher l’adulte qui en est responsable. Si malgré tous vos efforts pour le calmer, vous sentez la tension ou l’impatience monter, déposez bébé dans son lit, il y sera en sécurité. Allez boire un verre d’eau ou passez- vous les mains sous l’eau froide ou appelez quelqu’un qui vous aidera à passer au travers la crise. La Ligne Parents est certainement une excellente ressource. Rappelez-vous que vous n’êtes pas personnellement responsable de tous les états de votre bébé et ne remettez pas vos compétences parentales en doute! Certains bébés pleurent plus que d’autres, cette unicité fait la beauté de notre espèce! |
vendredi 11 janvier 2008
Incident de parcours
Je me suis dit, c'est l'âge, la fameuse 2ème année si difficile dont parlent les parents d'enfants "classisque".
Il a TOUT fait :
- Le refus de sieste
- La nourriture jetée volontairement par dessus bord
- Le feutre sur le parquet
- Les crachats par terre
- Le pipi du pot renversé
- Le caca du pot rattrappé in-extremis par maman surper réflexe
- Les mains dans le caca pendant le change
- L'agitation pendant le change
- Les verres d'eau renversés
- Les jouets parsemés PARTOUT dans l'appartement
- Les jouets tapés sur le carrelage pour amplifier le bruit pour les voisins du dessous
- Les seaux d'eau vidés par dessus bord dans le bain
- La descente de la chaise haute comme un chamallow qui se laisse glisser, sauf que maintenant il est trop grand et est resté coincé
- Les stickers du mur de sa chambre arrachés
- Maman me dit que quelque chose est brulant, je vérifie
- Ouvrir le lave vaisselle pour se mettre assis sur la porte
- Etc..
- etc..
Après le refus de sieste, je me suis ressaisie, ouvrant un nouveau dialogue et lui demandant s'il trouvait que je ne m'occupais pas assez de lui aujourd'hui. Il n'a pas dit non. Alors je lui ai expliqué que j'avais toutes ces choses à faire et que je ne pouvais pas m'occuper de lui pour cette raison, c'est aussi pourquoi je lui proposais de faire la sieste, ainsi, il ne trouverait pas le temps long, et je serais dispo pour m'occuper de lui à son réveil.
3 min plus tard, il venait me chercher pour que je l'aide à l'endormir.
Je croyais la partie gagnée et au réveil j'ai bien pris garde de m'occuper immédiatement et complètement de lui, comme promis.
Et le soir en rentrant du manège, tout à recommencé.
Mais c'est après le bain que les choses me sont apparues au clair.
Il m'a demandé à téter, d'une façon que j'ai bien reconnue. Cette impatience, cette succion! Cette irritation qui montait en moi!
Mais oui, c'est bien ça, l'intensité était de retour!
Qui est coupable, je ne trouve pas, j'ai beau retourner TOUS les menus, je ne sais pas.
Son papa tardait à rentrer du boulot, mon fils est allé chez les voisins pour que je souffle un peu, comme au bon vieux temps.
Je me suis alors demandée comment je faisais pour tenir, quand chaque journée était ainsi.
Je redoutais la nuit, mais elle a été tout à fait à identique à celles de ces dernières semaines sans PLV. Ouf!
Je retourne encore tous les ingrédients de ces derniers jours, sans en trouver un différent, J'espère qu'il ne s'agit pas d'une allergie croisée, c'est trop dur à trouver.
L'horreur de tout ça est que malgré tout ce que j'écris, mes expériences répétées, et ma profonde conviction que cette intensité résulte d'une souffrance, je ne parvenais pas à rationaliser et à être là pour lui.
Ma sangsue m'irrite, c'est plutôt moche comme modèle de soin.
mardi 8 janvier 2008
En vacances avec mon intense !
Bien que meilleures, les nuits ne sont pas encore complètes.
Les journées, elles, sont transformées.
Mon enfant est un ange.
Drôle, facile à vivre, curieux, inventif, généreux, calin et joueur.
J’ai plaisir à passer du temps avec lui. Je n’ai pas très envie de l’emmener à la garderie ; j’ai comme besoin de rattraper tout ce temps passé à lutter contre l’intensité, ce temps où il trépignait d’impatience, m’épuisait.
De mes journées, je ne fais que m’occuper de lui ; je découvre ce que veut dire jouer avec son enfant. Il m’aide aux tâches ménagères et se révèle très adroit.
C’est un peu comme si nous étions en vacances, seul le quotidien a de l’importance, seul notre bien être compte.
Je me souviendrais de ce début d’année comme de mes plus belles vacances, celles où j’ai fait la connaissance avec mon enfant.
Le besoin de contact
Nous étions en déplacement, et c'est par téléphone que la consultation avec le pédiatre a eu lieu. En homéopathie, tous les symptômes et surtout ceux qui ne paraissent pas rattachés directement à la maladie comptent. Je précise donc que mon fils (16 mois) est accroché à moi, il ne quitte pas mes bras, même pour 30 secondes.
La pédiatre me répond que c'est évident, il n'est pas bien, il a BESOIN d'être dans mes bras.
Depuis, je me fais la réflexion suivante, pourquoi aucun médecin ne suit-il pas le même raisonnement inverse, c'est dire, pourquoi aucun d'eux ne se dit en nous entendant décrire le besoin de contact de nos Bébés Aux Besoins Intenses, que ces enfants ont quelque chose qui ne va pas?
mardi 18 décembre 2007
Croire en son enfant
Depuis mercredi pour moi et jeudi pour mon fils, nous avons éliminé tout produit laitier de notre alimentation (chèvre, brebis ou autre y compris, on ne sait jamais). Même si les premiers résultats sont encourageants -1 nuit de 6h30 - un enfant moins exigeant le jour- il est encore beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions.
Hier il y a eu raté à la crèche et un petit suisse au goûter.
A partir de 19h, je me suis retrouvée face à un petit agité, voulant tout faire et mille choses à la fois, ignorant les mots « doucement » et « patience », réclamant le sein au rythme des respirations …bref un intense…
La nuit a été pourrie.
Cette fois, il ne s’agit pas d’une intuition, mais d’un constat ; Mon fils a quelque chose qui le dérange.
C’est là que plus que jamais, j’en appelle à TOUS les parents du monde et pas d’intenses uniquement, à faire confiance à leur enfant. Un comportement n’est pas sans cause et mérite écoute et compréhension même et surtout si la clé de décryptage n’apparaît pas.
lundi 17 décembre 2007
trucs et astuces pour le sommeil...qui n'ont pas marché!!
- J'ai tout d'abord essayé un osthéopate, ça a marché, il a dormi 6 heures d'affilé à 1 mois et demi...puis plus rien, ça n'a plus jamais fonctionné! Je suis allée en consulter deux autres, la première me faisait des promesses à chaque fois, du genre, "dans trois semaines, il fera ses nuits", je suis allée la voir 4 fois des 6 mois aux 12 mois de mon fils...Et ça n'a jamais marché! La dernère en date, janvier 2007, m'a dit qu'elle ne pouvait rien faire (à 14 mois, il ne se laissait plus du tout approcher) et m'a gentiellement conseillé d'aller voir un pédopsy vu la réaction hyper négative et hyper hurlante qu'il avait eu à son égard...
Par contre toutes ces personnes m'ont appris qu'il avait des tensions intra-crâniennes fortes et là je rejoins la suite de l'analyse d'Epuisella. Coût approximatif de la chose : 350 €
_ Lorsque mon fils a eu trois mois, j'ai acheté un humidificateur d'air. C'est une machine absoluement insupportable, il vous pleut dessus toute la nuit...à déconseiller! (coût 60 € d'occasion)
_ La bouillote en forme de nounours, achetée en pharmacie pour éviter les maux de ventre, coût 15 €, il n'en voulait absoluement pas...
_ Le magnétiseur, il m'a dit qu'il avait de grosses tensions intra-crâniennes aussi, mais n'a pas pu l'approcher plus que ça. Mon fils avait déjà 16 mois et quelque part, c'était déjà trop tard. il m'a dit qu'il pourrait le revoir quand il serait plus âgé. coût: 15 € (très bon marché....Et en plus quelqu'un de remarquable car j'ai pu observer un certain bien-être après qu'il m'ait manipulé)
_ Les massages. J'avias acheté plusieurs livres concernant les massages, et des huiles relaxantes de massage et pour le bain permettant l'endormissement facile...Coût au moins 60 € et mon petit bout n'a jamais voulu se laisser masser. par contre je pense que c'est une piste à explorer, mais très tôt et plutôt que de dépenser de l'argent inutilement, autant aller prendre des cours de massages bébés directement...enfin bien sûr si votre enfant réagit bien aux massages que vous essayez de lui faire...
_ La tétine, le doudou...Rien a faire...Il n'en a jamais voulu...A deux jours de vie, il faisait déjà du lancé de tétine et atteignait un bon 15 cm!
_ Une nuit magique en week-end à Oslo...Mon fils avait 11 mois...Et il a dormi 7 heures d'affilée...S'il l'avait fait une deuxième nuit je pense qu'on aurait tout fait pour s'expatrier!
_ Le livre d'Aletha Solters, pleurs et colères des bébés...La méthode ne m'a franchement pas plu. il s'agit d'accompagner son bébé pour qu'il puisse décharger ses émotions en pleurant, lui permettre d'évacuer...Sauf qu'avec les babis, cette méthode à l'effet de les amener là où ils se sentent le plus dans l'insécurité, mon fils a été pris de panique à chaque fois que j'ai essayé (3 fois) et pour le faire revenir, ça a été très éprouvant (2 heures à chaque fois!). Coût: beaucoup de sueur pour les parents, l'enfant et beaucoup de temps pour s'en remettre!
_ La fameuse et unique méthode du cinq, dix, quinze...J'ai essayé une fois, mon fils avait 8 ou 9 mois, un vrai désastre. j'ai compris à quel point on pouvait faire du mal à un enfant et à quel point cet apprentissage de l'endormissement peut être un supplice et une source d'angoisse monstrueuse. Coût: beaucoup de souffrances inutiles pour tout le monde!
_ Le livre de Pantley, sur le sommeil. Il s'agit en fait de plusieurs méthodes concernant l'endormissement, le sevrage du sein la nuit...Bon tout plein de bonnes idées en somme. Mon fils avait 13 mois quand j'ai essayé. Je pense que je m'y suis mise trop tard et puis aussi que de noter en pleine nuit chaque réveil de son enfant pour une maman de Babi est tout simplement au-dessus de ses forces et une grande source de déprime! coût: je pense que cette méthoe peut marcher pour des mamans qui s'y prennent assez tôt, surtout si elles arrivent à ne plus faire d'endormissement au sein.
_ Aller voir une psy de PMI non acquise à la cause du maternage et complètement sceptique quant à l'existence des Babis. Son conseil: "le laisser pleurer...fermer la porte, même si cela doit durer, trois ou quatre heures...". Coût: Une légère remise en cause totalement inutile et nuisible à la bonne relation avec son bébé!!
_ Assister à une conférence sur les cycles de sommeil du bébé (les fameux wagons du sommeil)...Euh, complètement déprimant de voir à quel point les cycles peuvent être en décalage avec ceux annoncés, et surtout déprimant d'entendre qu'à ne pas les laisser pleurer seuls dans leur chambre, on perturbe leur passage entre deux cycles!
Voilou! Aujourd'hui, non, mon fils ne fait pas ses nuits à deux ans, mais je crois qu'au bout d'un moment on se dit seuleument, un jour, il fera ses nuits, je ne sais pas quand, mais un jour viendra!! Il se réveille entre 3 et 8 fois (quand ça ne va vraiment pas) et il commence sa nuit dans son lit pour nous rejoindre ensuite dans le nôtre...Mais j'en suis sûre...Un jour il comprendra ce qu'est le bonheur de faire une nuit de 7 ou huit d'heures d'affilée!!
vendredi 14 décembre 2007
Quand l'intensité fait une (trop courte) pause
Déjà au téléphone, elle m'avait plu, elle n'était pas du tout étonnée, ni ne remettait ma parole en cause sur le fait qu'un bébé puisse hurler comme ça du matin au soir, elle semblait connaitre le phénomène et me dit qu'il s'agit de croissance, et qu'elle peut nous aider.
Le premier rendez-vous est un fiasco, mais pourtant très intéressant. Notre fils a genre 5 semaines, elle me dit que je suis face à un "leader" qu'il faudra canaliser au risque d'en faire un chef de bande. Elle me rassure surtout, non mon lait n'est pas poison, il suffit de voir la vitalité de cet enfant.
Nous la revoyons quelques semaines plus tard, je n'y crois pas trop. Au cours de la séance elle s'arrête et nous dit voilà!
Voilà quoi je me demande? elle nous laisse tomber? nous n'avons qu'à rentrer chez nous avec notre petit hurleur?
Elle me dit, il a poussé un cri aigu, c'est bon.
Je lui fais son chèque, nous rentrons à la maison, je suis déprimée, je laisse le bébé dans l'entrée, il hurle, le temps d'aller me laver les mains avant de le prendre dans mes bras.
Et là, miracle, je n'ai pas le temps de me sécher les mains que mon fils DORT! et il en sera ainsi à partir de ce moment!, cet enfant ne fera que dormir, comme s'il avait à rattraper ces 10 premières semaines de hurlements.
ça a duré près de 2 mois.
2 mois durant lesquels j'ai pu voir ce dont parlaient les autres parents au sujet des bébés. Je faisais des gateaux, je refaisait des projets, j'avait même commencé à reprendre le boulot depuis la maison; je m'entends encore dire à une cousine, "oh tu sais quand tu as un bébé tu as beaucoup de temps!"
Parfois on dit de ces trucs…
vendredi 7 décembre 2007
Petit détail en passant...
L'intensité et la douleur
Naël est né il y a 16 mois et dès sa naissance j'ai compris qu'il y avait chez ce bébé quelque chose de spécial.
J'avais lu que souvent les bébés dormaient tranquillement lors de leur 1ère nuit, fatigués qu'ils étaient de ce passage à une vie hors du ventre douillet de leur maman.
Il n'avait pas l'air fatigué du tout!!! 3h de sommeil pour cette première nuit!
Le reste du temps il pleurait.
Quand il a eu 16 jours, soit l'age théorique où débutent les fameuses coliques il s'est mis à hurler.
Les parents de BABI savent de quoi il s'agit; ce ne sont plus des pleurs très intenses, ce sont de véritables hurlements que personne ne peut ignorer, de ses parents aux voisins , voire même aux passants qui se promènent 2 étages plus bas!
Naël devenait rouge-tomate et s'époumonait.
Nous vivions donc un moment très difficile, Naël dormait 3h à 4h la nuit et faisait des micro-siestes la journée, en tout il dormait 6h à 8h/24h... Le reste du temps il pleurait, hurlait ou tétait. Bien sûr il refusait intensément d'être déposé.
J'étais persuadée qu'il souffrait de quelque chose de plus fort que les classiques coliques.
Je me sentais seule contre le monde entier. "Il a ses coliques, ça passera!"
Oui, mais non!
En discutant de tout ça sur un forum, une quebecquoise me raconta que dans son pays quand un bébé hurle et ne dort pas on conseille à la maman d'arréter de consommer des produits laitiers.
Je vis ça comme un véritable sacrifice mais je décidais d'essayer.
Au bout de 3 semaines Naël s'est détendu, il criait encore souvent mais dormait plus, et ses selles vertes disparurent.
Il était donc intolérant aux PLV.
Pendant 1 an j'ai fait un régime d'éviction très strict, aucun produit laitier, pas de boeuf, pas de veau, pas d'oeufs, moutarde, ail, thym... Son tube digestif est très sensible...!
Naël s'est mis à dormir beaucoup plus, 7h à 9h la nuit et 3/4d'h 2 fois/jour dans la journée.
Il restait très intense dans son comportement: collé au sein, impossible de le lacher, toujours en mouvement, impossible de le faire dormir seul...
Il restait ce problème du sommeil; réveils toutes les heures, à chaque fin de cycle!
A tout le reste j'ai pu m'habituer, il est super actif, c'est comme ça: il est éveillé, il reste collé tout le temps: il a besoin de contact, il dort avec nous: OK, ça passera! Mais passer des nuits aussi difficiles, ne jamais savoir si on va devoir se réveiller 8 fois, 10 fois ou plus, non!
Je continuais à penser que quelque chose n'allait pas!
En effet... Il était bien plus sensible aux PLV que je ne le pensais. Les animaux d'élevage mangent des compléments alimentaires qui contiennent du lait en poudre, Naël est dérangé par le peu de lait qui peut passer de cette viande à son tube digestif via mon lait!!
Je me mets donc au régime végétal pour quelques jours histoire de vérifier ma nouvelle théorie... (depuis sa naissance j'ai cherché, cherché et recherché!)
En moins d'une semaine voilà mon intense qui se met à dormir 3h de suite et à faire 3 siestes/jour! Il ne se réveille plus que 3 à 4 fois/nuit, s'agite moins dans tous les sens, commence à pouvoir rester seul quelques minutes, ne hurle plus à chaque fois que je quitte la pièce.
Je suis donc depuis 3 mois au régime le plus strict possible, je chasse les PLV les mieux cachées, rien ne passe.
Après maintes tentatives homéopathiques, ostéopathiques et autres spécialités nous tentons l'étiopathie. Pour la première fois depuis la naissance de Naël un professionnel de santé trouve absolument évident qu'un enfant qui ne dort pas a mal quelque part. C'était ma théorie depuis le tout début. Elle nous écoute, nous rassure, ne juge pas, elle masse le ventre de Naël qui se laisse faire! En 3 séances Naël arrive à dormir 5h d'affilée la nuit. Il est aussi plus agréable la journée et en début de soirée.
Il y a 2 semaines pour la première fois de sa vie notre bébé sur pattes a une très grosse fièvre: 39,8! Il a une grosse rhinopharyngite et une double otite.
Il dort exactement comme d'habitude, premier sommeil de 4h puis 2 ou 3 réveils espacés de 1h30 à 2h. Rien, une double otite ne lui fait rien!
Là je commence à me dire que les douleurs qui le rendent si actif, si raleur, si insomniaque sont plus fortes qu'une double otite! La théorie se confirme.
Au moment de ses problèmes ORL j'ai commencé une cure de viatmine B pour me rebooster un peu. Dès le 2ème jour il a eu une nuit horrible, se réveillant toutes les 1/2h, gémissant, se tortillant... On a mis ça sur l'otite.
Je me suis rendue compte avant hier que les comprimés de vitamines contiennent du lait.
La boucle est bouclée!
Il a une énorme inflammation du tube digestif, due à la présence d'une infime quantité de lait de vache passé dans mon lait. Il se tord de douleur toutes les nuits, on se croit revenus 1 an en arrière! Il ne dort plus, les siestes sont quasi impossibles.
Il ne dort qu'avec le téton dans la bouche, collé tout le reste du temps, il est hyperactif, rale dès que quelque chose ne se passe pas comme il voudrait, n'écoute rien, se roule par terre, etc, des symptomes que les parents de BABI connaissent par coeur!
Voilà mon témoignage. Je suis convaincue qu'un bébé qui n'a jamais dormi, qui s'est depuis toujours réveillé toutes les nuits, qui passe son temps à raler, qui est comme un boulet accroché à sa maman, etc a forcément quelque chose qui le dérange.
D'ailleurs en repassant sur le site du Dr Sears c'est bien ce que j'ai pu lire.
L'hyperactivité, l'éveil considérable dont il font preuve, l'hypersensibilité et tous les autres critères énumérés par le fameux pédiatre des intenses peuvent tous être reliés à la notion de douleur, ils peuvent en être des conséquences.
mercredi 5 décembre 2007
Deux babis valent mieux qu'un!!
Avec une autre maman, on fait un échange de service, un mercredi sur deux on se garde respectivement notre enfant. Cela fait quelques mois que l'on se connaît, et l'on s'est rapprochés du fait de nos Babis...Bref, au départ lorsqu'ils étaient ensemble, c'était concert de cris et frustration devant des jouets à prêter (ils ont sept mois d'écart) mais aujourd'hui, Pitchoun (le mien 25 mois) et Pitchounette (18 mois) s'entendent bien et se motivent l'un l'autre. Il est toujours difficile de faire faire la sieste à l'un ou à l'autre en fonction qu'il y ait maman ou pas mais: Et je confirme et j'affirme, c'est plus facile d'en occupper deux qu'un seul!! Bon c'est peut-être valable pour tous les enfants, mais bon c'était juste un message d'encouragement pour toutes les mamans de babis qu'elles n'hésitent pas à se rendre ce genre de service, ça fait du bien aux deux et puis surtout, ça fait plaisir de laisser son enfant à une maman qui ne le sigmatisera pas, ne lui sortira pas des mots comme caprice, "tu fais ta colère", sois gentil et tout le toutime!
lundi 26 novembre 2007
L’enfant panier
Il y avait dans un minuscule magasin de bouche samedi, une jeune maman et son enfant d’une dizaine de mois en poussette. La maman avait calé la poussette de façon à accéder au comptoir, nous étions 3 autres clients, mon mari et moi, notre fils et une autre dame.
La dame choisissait un plat à commander et nous tentions d’apercevoir derrière la poussette les préparations présentées.
L’enfant pleurait, oh rien de bien fort, tout le monde pouvait continuer sa conversation et la maman ses achats.
Au bout d’un temps qui m’a paru bien long, elle a fini par se retourner vers son bébé, lui demandant ce qu’il n’allait pas, puis a poursuivi sans vraiment attendre de réponse.
L’enfant s’est arrêté un instant, puis les pleurs ont repris, toujours au même niveau sonore qui nous faisait à peine élever la voix.
La maman a terminé ses achats, l’enfant pleurait toujours. Mon coté je me mèle de tout commençait à me démanger sérieux; par réflexe je me retournais vers mon fils, mais non il rigolait, faisait des grimaces, mangeait des gressins tout allait bien pour lui.
Après un temps qui m’a paru interminable, la maman est sortie disant à son bébé, et bien, tu n’étais pas contente.
Cela fait 2 jours et je me repasse cette banale scène inlassablement ; qu’a-t-elle donc de si remarquable pour moi ?
C’est que la même scène avec un Bébé Aux Besoins Intenses est impossible :
- l’enfant se met à pleurer dans une boutique, même si elle est immense et bruyante, tout le monde stoppe immédiatement, se retourne et commente du style "et bien il a de la voix", suivant l’âge s’en suivent des conseils tout aussi archaïques qu’inutiles, que je vais vous épargner.
- la maman du BABI attrape immédiatement l’enfant espérant épargner les tympans de tous en essayant de trouver un truc à dire qui lui attirera à nouveau la sympathie.
- la maman du BABI sort très vite de l’endroit, s’excusant d’exister.
- la maman tente de comprendre comment aider son BABI
- le BABI ne se calme que si et seulement si la maman TROUVE ce qui n’allait pas…
Le besoin de l’enfant de samedi était-il moins essentiel pour qu’il l’exprime si doucement ?
Souvent je me pose la question, surtout quand je lis de la détresse dans les petits yeux.
Une chose est sûre, la maman n’a pas cessé de vivre à cause de ces pleurs, elle n’a pas cherché à comprendre non plus ce qui pouvait incommoder son petit, par chance il s’agissait juste d’un coup de chaud ou d’un manque de mouvement et dès le retour dans la rue tout s’est arrangé.
Peut-être aussi qu’à ce moment, ce bébé avait besoin d’exprimer quelque chose d’essentiel, auquel sa maman n’a pas répondu.
mercredi 21 novembre 2007
Compter
Le jour où j’ai arrêté de compter, j’ai recommencé à vivre. Mais j’ai des séquelles.
Mon pasmari n’a pas cessé de compter les réveils, de regarder à chaque fois l’heure. Moi je m’en contrefiche. Et il le sait. Donc il me roule. Et invente des réveils pour que je le vois comme un superhéros, frais comme un gardon le matin, alors qu’il se serait levé 5 fois, et que moi, il se demande bien comment je ne me suis pas réveillée. Mais je le vois à son air, qu’il me baratine…
jeudi 15 novembre 2007
J'avais rêvé...
mercredi 14 novembre 2007
Matin tendu, journée foutue ?
Tout avait pourtant bien commencé. Réveil câlin avec ma fille (3 ans et demi) qui vient nous inonder de bisous. Puis réveil mati à 7h. Dur dur de sortir du lit. Je traîne 5 minutes… et encore 5 minutes. Puis je file sous la douche. Papa gère l’habillage. Enfin, le transfert sur le petit corps de ma fille des habits que j’ai préparés. Sortie de la douche, Fifille toujours pas habillée et qui se lance cul nul dans l’exploration de ses cartons de jouets. Premier rappel à l’ordre : « Maman va être en retard. Il faut t’habiller. » Retour dans la salle de bains. Re-sortie de la salle de bains, habillée, pour moi. Fifille étalée sur notre lit à bouder. Là c’est monté d’un coup. Cette nuit, elle s’est réveillée deux fois, comme les 5 dernières nuits. Moi je suis épuisée. Son père aussi. A la différence qu’aujourd’hui il ne travaille pas, lui. Mais il se tape les courses, est-ce mieux ? Me suis énervée. Fifille s’est mise à pleurer. Je l’ai habillée illico. Je lui en voulais de me mettre dans cet état. J’en voulais à son père qui avait pris tranquillou son petit déj’ quand moi j’avale un truc vite fait pour pas tomber faible, tout en enfilant mon manteau. J’en voulais à son père de garder son calme, de se faire passer en priorité pendant que moi je m’époumonais à essayer de rattraper le retard. Finalement, ils m’ont déposée 15 minutes après l’heure. Je ne pointe pas ce n’est donc pas un problème, mais j’ai juste une tonne de choses à faire aujourd’hui. Et j’arrive pas à m’y mettre parce qu’il me manque des tas de cycles de sommeil. J’ai juste envie de pleurer, ce qui n’avancerait à rien. J’ai ce sentiment de retour en arrière insupportable. A l’instant T j’ai l’impression que la même situation me met encore plus hors de moi qu’avant. Mais je réalise que ce n’est que du ressenti. Ni plus, ni moins. Dans le même (triste) état. Ce matin, je décide que ce soir, ce sera coucher à 21h, quoi qu’il arrive, pour un réveil plus facile demain. Je mise tout sur ces fameuses 2 x 5 minutes où j’ai traîné. Si je parviens à les zapper demain, je suis sûre qu’elles feront 5 minutes d’intérêt et que mon retard sera ainsi comblé. Mais surtout, surtout, surtout, ne pas faire monter la tension le matin. Elle met des plombes à redescendre…
dimanche 11 novembre 2007
Petit BABI deviendra grand
- Il est 5h30, notre fils rentre de bringue et file se coucher.
- 6h00, j’entre dans sa chambre avec fracas, il dort à poings fermés, je lui crie comment je suis contente qu’il soit rentré, je le force à boire de l’eau ou à manger un truc, pour qu’il se sente mieux, qu’il passe une meilleure nuit.
- 7h30, nous nous levons (après tant d’années de nuits hachées nous n’avons jamais pu profiter à nouveau d’un sommeil clément). Nous allons prendre le café dans le lit de notre fils. A zut, renversé, ah oui ça brûle un peu, attends, lève-toi 2 minutes, on va changer les draps.
- 8h15, mon mari n’a plus de chaussettes propres, dis-donc fiston ça t’ennuierait de lui en prêter une paire ? Super, peux-tu les lui apporter, il est dans la salle de bains, merci mon chaton.
- 10h30 On part au marché, tu voudrais qu’on achète quelque chose en particulier, ça te va des paupiettes à midi ?
- 11h45, Il faut ABSOLUMENT que je te raconte le marché, tiens je t'ai rapporté un gateau, goûte, c'est trop bon.
- 12h30 Tu es déjà debout mon chéri, c’est pas une longue nuit, vu l’heure à laquelle tu es rentré, tu sais il faut te reposer…
vendredi 2 novembre 2007
Le jeu du silence
L’intensité ne nous a pas laissé d’autre choix.
De la même façon, je pensais que lorsque le nourrisson dormait, il fallait continuer son activité et ses bruits, lui aménager ainsi la rupture avec la vie in-utero.
Très vite, nous nous sommes rendus compte que notre fils s’accrochait au moindre bruit, mouvement, élément visuel pour lutter contre le sommeil.
C’est ainsi que nous l’avons isolé dans sa chambre lorsque par miracle il s’endormait.
Puis, nous avons fermé la porte de sa chambre.
Puis, nous nous sommes mis à murmurer.
Puis, nous avons enlevé nos chaussons dans le couloir menant à sa chambre.
Puis, nous avons décidé de marcher sur la pointe des pieds devant sa chambre.
Puis, nous avons cessé tout mouvement à proximité de sa chambre.
Bref notre joyeuse maison s’est petit à petit transformée en un glacial royaume du silence.
Tant est si bien que mon mari me faisait remarquer, il y a peu, que j’ai pris une telle habitude de tout faire sans bruit, qu’il a remarqué après coup que j’étais passée ranger des choses devant ses yeux…
L'intense et la foi!
Je pense qu’il est universellement accordé du crédit à la phrase : « Si t’as pas d’enfant tu peux pas comprendre » ; La parentalité lui donne, il est vrai, un sens effectif.
Après s’être heurté à tant de murs, je finis pas croire qu’il en est de même avec le BABI ; Il faut le vivre pour y croire ?
mardi 30 octobre 2007
L'atout charme, le salut des BABIs
Le 2ème long réveil (le 5ème de la nuit) était à 4h du matin et assez incompréhensible; un mélange de pleurs de cris et puis la Tour Eiffel (encore elle!) et une mini tétée, des cris, de l'eau au biberon, papa, des cris de joie, un petit jeté en arrière, des pleurs, un mime de la limace pour se retrouver de l'autre coté du lit, des coups de pieds à papa, la Tour ... etc.. Bref 5h du matin approchait et je sentais la tension monter fortement du coté du papa, certainement qu'il trouvait la nuit trop avancée pour changer de chambre et attérir dans un lit glacial, mais commençait à le regretter.
Et c'est à ce moment que notre fils est allé vers lui "PAPA! lui a fait le plus gros baiser de la terre, murmurant "papa", un autre baiser, et le voilà bien calé sur son oreiller, en un soudain instant, profondément endormi!
Comment ne pas lui pardonner?
lundi 29 octobre 2007
A deux ans est-il toujours aussi intense?
Voila pourquoi mes journées restent intenses: Pour aller se laver mon petit homme ne veut pas dans un premier temps, puis il veut aller tout habillé dans l'eau...Pour sortir du bain c'est l'enfer, il n'y a bien qu'une tétée qui puisse le faire changer d'avis. Ensuite il a un épisode de nudisme que je tente de respecter et pour l'habiller il faut courir partout dans l'appartement...Ensuite sortie du chien...Non il ne veut pas le sortir, jusqu'à ce que je sois dans l'ascenseur avec les chaussures à la main, le blouson, le bonnet, l'écharpe et la laisse du chien et que j'arrive miraculeuseument à mettre tout cet attirail à sa place quand l'ascenseur arrive au 0. Ensuite, bien c'est tellement super de sortir le chien , ben qu'il ne veut plus rentrer...encore une fois je dois lutter de négociations et lui expliquer une ennième fois la suite des évènements pour l'attirer à nouveau à la maison...Si je dois prendre la voiture...Il faut passer par multes tergiversations avant qu'il veuille bien se mettre dans son siège auto. Chaque change est une course contre la montre et parfois/ souvent derrière lui...La prise de médicaments ressemble après la ruse, la négociation, l'oubli volontaire de lui donner les médicaments, à une véritable séance de torture ou de catch au choix...Chaque sortie est à planifier, à expliquer pour éviter les cris et les changements d'activités sont à limiter sur une journée pour ne pas retrouver un enfant surexcité en fin de journée...J'ai donc parlé des journées...Sinon les nuits sont toujours mouvementées : entre 3 et 4 réveils mais qui sont calmés beaucoup plus rapidement qu'avant et qui me permettent de me rendormir plus facilement.
Alors si on me demande s'il est toujours un BABI...Je crois que je peux répondre par la positive!
Difficile d'imaginer qu'un bébé puisse être autrement...
La candeur des jeunes parents
"Mes premiers hurlements
Le mardi 15 août 2006, 22:47 -
Forcément, il y a 48h les poumons ne connaissaient pas l'air, l'estomac ne connaissait que le liquide amniotique.... Et maintenant, il faut respirer, et surtout digérer. Pas évident !"
vendredi 26 octobre 2007
Quand le BABI commence à parler
jeudi 25 octobre 2007
Le tunnel infernal
Au printemps dernier, un ami nous racontait comment sa femme déteste 18h-21h. Elle nomme ce créneau horaire « l’heure du tunnel », le moment de la journée où s’enchaînent bain, dîner, coucher, le moment de la journée où elle n’est plus disponible que pour ses enfants.
Ce jour là j’ai commencé à comprendre pourquoi les parents de non BABI ne peuvent imaginer ce que nous vivons et que définitivement nous n’avons pas la même vie.
Le bain a toujours été pour moi le moment de détente absolu, mon fils accepte qu’une baignoire nous sépare !
Ne pas être disponible est malheureusement notre état permanent, être maman de Bébé Aux Besoins Intenses est sans répit. Très certainement qu’à 21h le cours d’une vie adulte reprend chez eux. Chez nous la lutte de mon fils contre le sommeil est souvent loin d’être terminée ou le premier réveil est déjà là débutant une longue série. Le petit matin accueille un bébé et des parents épuisés et pourtant la journée est bien longue et bien active. L’enfant tentant de compenser cette mauvaise nuit dans les bras de sa maman, mais attention, pas de laisser aller, il ne s’agit pas de sombrer dans le sommeil, il y a tant de choses à découvrir !
18h est revenu et pourtant le tunnel ne s’est jamais interrompu, et la vie se poursuit dans cette voie souterraine.
dimanche 21 octobre 2007
Les BABI selon les enfants
Et le bébé pleure, et ça les inquiéte, elles demandent conseil auprès de leurs mamans, et le nourissent beaucoup cet enfant.
Mais rien n'y fait, il pleure et pleure et pleure. Et les petites filles commençent à désespérer.
Et puis l'une d'elle a lance : "et si c'était des larmes de joies?"
jeudi 18 octobre 2007
Hors sujet, mais tellement capital à mes yeux!
Si un enfant vit dans la critique,
Il apprend à condamner.
Si un enfant vit dans l’hostilité,
Il apprend à se battre.
Si un enfant vit dans le ridicule,
Il apprend à être gêné.
Si un enfant vit dans la honte,
Il apprend à se sentir coupable.
Si un enfant vit dans la tolérance,
Il apprend à être patient
Si un enfant vit dans l’encouragement,
Il apprend à être confiant.
Si un enfant vit dans la motivation,
Il apprend à se faire valoir.
Si un enfant vit dans la loyauté,
Il apprend la justice.
Si un enfant vit dans la sécurité,
Il apprend la foi
Si un enfant vit dans l’approbation,
Il apprend à s’aimer.
Si un enfant vit dans
l’acceptation et l’amitié,
Il apprend à trouver l’amour
dans le monde.
par Dorothy Law Nolte.
mercredi 17 octobre 2007
Le bébé secoué
Et puis les heures puis les jours puis les nuits de pleurs incessants se sont installés et là j’ai pris conscience que les choses pouvaient basculer.
Quand mon fils a eu 6 mois, je me suis souvenue de ce commentaire d’un médecin lors d’une campagne de prévention : « ce sont souvent des garçons vers 6 mois » C’est qu’à cet age, la force est impressionnante.
Lorsque l’année dernière a été retrouvé le corps d’un petit garçon dans un lac, je me demandais comment personne n’avait pu percevoir la détresse de cette jeune maman, pour moi c’était sur à 14 mois, la relation mère-enfant était bien établie.
Il y 2 nuits, mon fils s’est réveillé vers 23h comme à son habitude, sauf que très vite il s’est mis à hurler. J’ai alors fait le tour de tout ce qui pouvait l’incommoder, et surtout je lui ai offert compréhension et consolation. Mais bras, sein, tétine, biberon, rien, granules contre les douleurs dentaires, massage des gencives, couche sèche, sirop contre la toux, chansons, caresses, rien n’y faisait, 1h du matin approchait et il hurlait toujours, au dessus, en dessous, tous les voisins étaient réveillés. Le poser pour le laisser se calmer déclenchait des hurlement encore plus forts (vraiment possibles ?)
Et là j’ai vu notre vie basculer, je ne pouvais plus rien pour lui et cet échec allait perdre mon sang froid. Et oui même à 14 mois, une pulsion aussi malheureuse peut monter.
J’hésite à aller chercher de l’aide auprès de mon mari qui dort à l’autre bout de l’appartement.
J’ai laissé fuir mon regard vers l’extérieur laissant la vue prendre le dessus et petit à petit mes oreilles ont cessé d’entendre les va et viens des voisins. Comme lorsqu’il avait 3 semaines, je gardais mon enfant dans les bras, je le laissais pleurer puisque je ne parvenais pas à comprendre. Il était 1h30.
Et puis j’ai senti qu’il souhaitait plus d’espace, je l’ai donc posé à coté de moi, je veillais à ce qu’il ne tombe pas du lit en se jetant de tous les cotés.
Et puis il a fait une pause et les pleurs ont repris mais régulièrement entrecoupés de pauses. Je me suis donc allongée. J’ai fini par m’endormir et lui aussi.
Le réveil suivant ne s’est fait qu’à 5h30.
Quelle épreuve ! insoupçonnable, impossible à anticiper.
dimanche 14 octobre 2007
Ma théorie : la douleur
J’ai relu ce matin cet extrait qui avait attiré mon attention de « Le sommeil, le rève et l’enfant » Dr Marie Thirion & Dr Marie Josèphe Challamel Bibliothèque de la famille aux éditions Albin Michel.
« Il subit une gène
Le risque, courant, est de ne pas discerner le moment où l’enfant va mieux et de continuer à le rassurer, à le bercer comme s’il avait encore mal. Une poussée dentaire peut être douloureuse, mais pas toutes les nuits pendant 6 mois. Un rhume peut suffire à gêner le sommeil car l’enfant de moins de 6 mois ne peut que très difficilement respirer par la bouche (si son nez se bouche il s’étouffe et il pleure), mais on entend très vite la différence entre un nez qui ventile et un nez bouché. Une trachéite peut faire tousser l’enfant pendant des semaines, mais c’est une toux banale, non suffocante, qui ne réveille même plus l’enfant et ne lui fait courir aucun risque… Une otite peut le réveiller pendant plusieurs nuits même si le jour il parait peu souffrir. En effet, les douleurs d’oreille sont majorées en position couchée et diminuent en position verticale. Dans ce cas, il serait préférable de faire voir les tympans au médecin traitant pour adapter au mieux la conduite à tenir. L’otite est pratiquement le seul cas où les parents ne peuvent faire eux-mêmes le diagnostic, donc le seul cas où une consultation médicale pourra utilement les aider. Si les tympans sont normaux l’enfant peut dormir ou redormir la nuit. S’il souffre encore, il a besoin d’être aidé et consolé. Il vaut peut-être mieux deux ou trois consultations rapprochées, pour bien cerner le problème, que de s’installer pendant des mois dans un trouble du sommeil par incompréhension. »
Le pédiatre homéopathe qui tente de nous aider, constatant l’échec du remède de mon fils me fait la proposition suivante : et si c’était la douleur qui le réveille chaque nuit ?
Au départ, j’étais très sceptique, mon fils est un « dur au mal » ; lorsqu’il avait 8 mois, il s’est coincé un doigt dans la porte et a à peine pleuré et pourtant son ongle a viré au noir. Quelque soit le vaccin, il n’a pas même cligné de l’œil !
Et puis je suis tombée sur ce témoignage d'une maman dont le fils avait souffert du syndrôme du colon irritable.
Et plus je l’observe, plus j’y crois et si nos intenses subissaient une gène permanente les poussant à se mouvoir sans cesse, si ces douleurs étaient si violentes qu’elles ne leur permettaient que le minimum de sommeil « vital » ? Si les douleurs du quotidien (petites chutes, griffes etc…) passaient inaperçues à coté d’un tel calvaire ?
La poussée dentaire fait souffrir mon fils terriblement, il me le dit en mordant, il me le dit en se raclant les dents contre le bord de la baignoire, il me le dit en se tapant la mâchoire contre ma clavicule. Et combien de fois je l’ai vu se cogner la tête contre un mur, une paroi, le parquet ?
Nous avons fait la connaissance au bac à sable d’une petite fille jumelle de notre fils. La rencontre fut trop brève pour discuter d’intensité, mais durant 7 mois elle s’est réveillée chaque nuit plus de 3 fois et jusqu’à 12 ; La huitième incisive sortie, elle s’est mise à dormir du jour au lendemain. Notre fils enchaîne malheureusement sur les pré-molaires, nous n’avons pas eu de répit.
Pour les dents, je conjugue et multiplie les remèdes. La semaine dernière mon fils était assez insupportable d’intensité et puis d’un coup, j’ai une lumière sur un remède pour les dents. Je lui administre, quelques minutes plus tard, je pouvais quitter la pièce sans déclencher de drame, le dîner était avalé et le reste de la soirée un régal.
Combien de fois j’ai lutté et lutté pour qu’il s’endorme, 1h1/2 à 2h de lutte acharnée pour 3/4h de sieste, et ces jours là ne me montrait-il pas ses oreilles ? ne me mordait-il pas ?
Et durant ces premiers mois si déroutants, les pleurs n’étaient-ils pas surtout violents que la croissance impressionnante ?
Le XXème siècle nous a pourri notre élan maternel en nous bourrant le crâne de caprices, et autres perversités enfantines.
Je suis persuadée que nos intenses cherchent à nous dire quelque chose, et si c’était « maman, j’ai mal » ?
lundi 8 octobre 2007
L'intense en voyage!!
Même si je sais que bousculer les habitudes de mon petit est forcément courir un risque je ne m'empêche tout de même pas de le faire, nous sommes donc partis en avion (ce n'était pas la première fois qu'il prenait l'avion) en Tunisie. Il a un peu mal vécu l'avion, mais l'attente à la douane tunisienne s'est transformée en suplice...Il ne comprenait pas pourquoi nous ne pouvions quitter cette salle certes grande mais apparemment pas assez. Au bout d'une heure de hurlements que nous n'arrivions pas à calmer, un douanier a eu la décence de bien vouloir nous faire passer mais il n'a pas pu s'empêcher de demander: "Mais qu'est ce qu'il a cet enfant?" Du genre...en sous-entendu: "Il a un grave problème psychologique ou quoi?"
Et là on se sent démunis...impuissants...incapables...Mauvais...
Et puis finalement, trois jours après, le temps de s'en remettre, on se trouve à nouveau formidables d'être autant à l'écoute, de le comprendre nous au moins cet enfant!! Mais que de moments d'incompréhension dans le regard des autres, que d'accusation de laxisme et que de pression!!
Je crois qu'avec le temps on assume de plus en plus d'avoir un intense et en plus on lui trouve même plein de qualité à notre enfant, d'éveil, de compréhension, la complicité qui s'établit, les progrès moteurs...enfin si si je peux dire que j'en suis fière d'avoir mon petit intense, il m'a permis de comprendre ce qui était important dans la vie.
coukanje
Une journée parfaite!
Pourtant, j'en avais abattu des tâches à la maison, je ne m'étais pas franchement assise ni n'avais accompli quoi que ce soit de plaisant. Mais alors qu'est-ce qui pouvait me laisser cette impression si agréable?
Et puis la réponse est venu quelques instants plus tard, alors que j'essayais de faire comprendre à mon fils que l'heure était au sommeil et que celui-ci viendrait en fermant les yeux;
La journée, il avait fait la sieste dans la voiture! Je n'avais pas eu à vivre cette usante et perpétuelle lutte pour tenter de l'endormir!
mercredi 3 octobre 2007
Des désirs ajustés
Il m'arrivait donc de déclarer à mon entourage, ouf, suis crevée, j'accumule les nuits de 5 heures, vivement la fin et une bonne vraie nuit de 8/9h...
... Aujourd'hui je rève (éveillée bien sûr) d'une bonne vraie nuit de 5 heures!!!!
L'efficacité de la répétition
Depuis que j’ai compris que la seule chose quantifiable des troubles de nos intenses était le manque de sommeil, mon mari et moi martelons en boucle et à tue tête que notre fils se réveille 3 à 12 fois par nuit, que les siestes sont quasi-inexistantes, bref qu’il ne dort pas.
Aujourd’hui il a 13 mois et nous commençons enfin a avoir un peu de retour et de compassion. La conceptualisation du bébé aux besoins intenses et encore loin, mais pour notre psychisme, quel réconfort !
lundi 1 octobre 2007
Les étapes clés du développement du bébé aux besoins intenses
0-3 mois : L’enfer
L’enfant est tout rouge, ne fait que pleurer à vrai dire hurler la nuit le jour, il est inconsolable, qu’on le prenne dans les bras ou qu’on le laisse seul. Certains vont jusqu’au spasme du sanglot.
Cette phase est d’autant plus difficile que les parents ne connaissent pas encore l’enfant et qu’ils ne soupçonnaient pas UN instant que tant de pleurs étaient possible. Et que dire lorsqu’il s’agit d’un premier enfant ; « c’est donc ça ! » se sont écriés bon nombre d’entre nous totalement déroutés. Comment se reposer avec cet enfant ignorant la sieste ?
Pire encore est la maman qui doit faire face alors que le « baby blues » l’envahit et bientôt la dépression post partum.
3-5 mois : L’espoir
Les bienfaits du maternage intensif pratiqué les précédents mois semblent se faire sentir. L’enfant se calme à condition d’être porté, de recueillir toute l’attention de des parents, et d’avoir quelque chose à découvrir. Après avoir passé tout ce temps dans sa bulle de mécontentement, pleurs et douleurs, c’est un enfant qui s’éveille au monde ; il faut toujours le porter face à lui, l’approcher de tous ces objets qu’il sait maintenant attraper. Et la position assise quelle découverte !
Les parents sont absolument épuisés, mais persuadés que la prochaine étape sera le sommeil.
5-7 mois : la rechute
Mais que se passe-t-il ? nous avions pourtant trouvé une sorte de rythme épuisant certes, mais nerveusement supportable. Qu’a-t-il ce bébé, pourquoi chouine-t-il toute la journée ? Et les siestes, on y était presque, pourquoi la lutte recommence-t-elle ? Les dents, déjà ? Pitié, nous ne sommes pas prêts, un peu repos nous aurait fait du bien.
Et les objets qui s’échappent des mains ou ceux qui sont trop loin, comme c’est agaçant ! commence alors un véritable entraînement pour se déplacer donnant lieu à de nombreux cris de déception et découragement.
7 mois - crise des 8/10 mois : La libération
Enfin ! Le déplacement au sol est acquis. Pas toujours académique – en marche arrière puis sur les coudes, mais quel bonheur, pouvoir découvrir son environnement !
Si seulement cet enfant dormait, l’idylle serait parfaite !
De la crise des 8/10 mois – age de la marche : Le pot de colle
Maman, j’aimerais vivre dans tes bras et attraper la terre entière.
Par terre je connais maintenant, peux tu me montrer depuis TES bras ce que tu fais ? Y compris la nuit bien sûr!
12/13 mois – parole : ça va mieux
La marche redonne de l’autonomie, ouf !
Et maman quel plaisir de la retrouver après une petite exploration ; c’est l’age des premiers câlins, le vocabulaire s’étoffe d’un je t’aime. Je fonds littéralement ; épuisée mais heureuse.
Tiens des nuits de temps à autre, incroyable
Parole – 2 ans ½ : que de chemin parcouru
Les réveils nocturnes ne sont plus quotidiens mais réguliers.
Les frustrations s’expriment et s’expliquent.
Pouvoir enfin échanger avec son enfant, ne plus avoir l’impression d’élever un hérisson hurlant.
2 ans ½ - 3 ans : les crises
Mais n’est-ce pas le lot de chaque enfant ? Peut-être un peu plus impressionnant pour les intenses, c’est vrai que la demi-mesure et la modulation ne sont toujours pas à l’ordre du jour.
3 ans → Intense ? ou ça ?
Le sommeil est bien là et régulier.
C’est un enfant bien éveillé, précoce et vif;
Qui pourrait imaginer son parcours ?
dimanche 23 septembre 2007
Les lieux communs revisités par les bébés aux besoins intenses - volume 1
UN BABI NE SE RENDORT JAMAIS!
COURIR 24/24 EST ÉPUISANT, JE VIENS DE VIVRE L'ANNÉE LA PLUS LONGUE DE MA VIE!
JUSQU'À SES 6 MOIS MON FILS NE FAISAIT QUE HURLER EN VOITURE ET IL S'EST CALMÉ EN POUSSETTE LE JOUR Où NOUS AVONS DÉLAISSÉ LE LANDEAU POUR LUI PERMETTRE DE VOIR LE MONDE ENTIER.
samedi 22 septembre 2007
Des illusions successives (3)
Illusion numéro trois : l’ange blanc de l’ostéopathie
Je vous passe les épisodes du feng shui et de l’homéopathie, tous deux de cuisants échecs sur le moyen – et à plus forte raison le long – terme. C’est alors que j’eus une autre révélation. Une amie me racontait l’histoire d’un jeune couple au bord de la crise de nerfs avec leur bébé de deux mois. Pendant ces deux mois sinistres, la petite puce n’avait cessé de s’époumoner, à tel point que ses malheureux parents n’avaient trouvé leur salut que dans le fait de faire garder la petite quelques soirs par mois, prétextant quelque sortie mondaine, et d’aller commencer leur nuit à l’opéra, sur de coûteux mais confortables fauteuils capitonnés. Ils s’apprêtaient à sombrer définitivement dans la folie lorsqu’ils firent la connaissance de leur sauveur, ostéopathe de son état. Le saint homme avait décelé chez leur fille un problème de dos, une vertèbre coincée, vraisemblablement lors d’un accouchement un poil trop musclé. La fin ressemble à un conte de fée, la petite est soignée, elle retrouve un sommeil d’ange et les parents peuvent eux aussi à nouveau dormir sur leurs deux esgourdes. Verte de jalousie, je pris donc dès le lendemain rendez-vous chez un ostéopathe d’excellente réputation. Lors de notre prise de contact téléphonique, il me demanda comment s’était passé l’accouchement. « Bien », lui répondis-je, bien que le travail eut été interminable et la péridurale beaucoup trop longue à venir à mon goût. « Ah, vous avez accouché sous péridurale », me lança-t-il d’un air préoccupé, avant de m’expliquer que le manque de sensations qui découle de l’anesthésie était souvent à l’origine de problèmes pour le bébé. Diantre ! Et moi qui n’avais pas hésité une seule seconde à la demander, précisément parce que j’avais lu qu’elle évitait une trop grande crispation de la mère et facilitait ainsi le passage du bébé… Encore tout faux ! Bref, le jour du rendez-vous, tout se passa à merveille. Nathan s’endormit paisiblement dans la salle d’attente, demeura dans le même état tout le long de la consultation et ne se réveilla que deux heures plus tard (oui, DEUX HEURES PLUS TARD, un véritable record) dans son petit lit, ce qui nous épargna les pleurs déchirants qui n’auraient pas manqué de se faire entendre à des lieues à la ronde si d’aventure il s’était éveillé sur la table d’auscultation, à se faire tripoter le crâne par un parfait inconnu. L’ostéopathe nous assura que tout allait bien, mais qu’il avait tout de même remis en place une ou deux bricoles. Ces « bricoles », nous en étions convaincus, devaient être à l’origine de tous nos problèmes, puisque le résultat était là, il faisait une sieste sans précédent. Il s’éveilla plus calme qu’à l’accoutumée, ce qui confirma les folles espérances qu’avaient fait naître en nous la sieste géante. Pourtant la nuit, cruelle, fut aussi moisie que les précédentes, et peut-être même un peu plus (c’est qu’il avait repris des forces dans l’après-midi, le petit trognon…), emportant avec elle ces nouvelles illusions. Sauveur, mes fesses !
jeudi 20 septembre 2007
20 conseils du Dr Sears aux parents de bébés intenses
Vous survivrez. Votre enfant s´épanouiera. La vie continuera.
1. Pensez à vous-même
Les mamans ont besoin d´être maternées elles aussi. Donner sans jamais recevoir les usera à la longue. Les jeunes mamans se reconnaissent facilement dans le scénario : « Mon bébé a tellement besoin de moi que je n´ai même pas le temps de prendre une douche. » Il est naturel de donner la priorité aux besoins de bébé mais cela ne signifie pas mettre ses propres besoins en dernière place. Vous ne pouvez pas materner un bébé épuisant si vous êtes épuisée vous-même. La prochaine fois que vous prenez l´avion, remarquez comment la stewardesse fait la démonstration de l´utilisation du masque à oxygène : « Mettez votre masque à oxygène avant de mettre le sien à votre enfant. » Si vous étouffez, vous n´êtes d´aucune utilité à votre enfant.
Il peut être utile d´avoir une idée réaliste de ce dont vous avez besoin vous-même pour répondre aux besoins de votre bébé. Dressez la liste des choses dont vous avez absolument besoin pour votre bien-être.
2.Permettez un peu de frustration à votre bébé
Dans votre élan à être un parent positif, il est tentant de donner jusqu´à ne plus pouvoir. Durant les premiers mois, un bébé a besoin d´une « maman oui ». Bébé veut être allaité, vous vous exécutez. Bébé veut être porté, vous le portez. Répondre inconditionnellement aux besoins de bébé fait partie du contrat bébé-parent. Cependant, donner inconditionnellement dans les derniers mois de bébé peut se transformer en « maternage martyr » et interférer avec l´habilité de votre bébé de commencer à développer un sens de « soi » et un sens de compétence. Pire, quand on le fait à contre-cœur, le maternage positif peut se transformer en maternage rancunier. C´est en apprenant ses propres limites que l´on trouve la motivation d´apprendre à son bébé à mieux se comporter et bébé comprendra vite que la vie est plus agréable avec une maman heureuse.
Témoignages de mamans de bébés intenses:
« En plus d´apprendre que si je voulais la paix de sa part je devais rester calme moi-même, vers la fin de la première année il était meilleur pour elle que je réponde de moins en moins rapidement à ses pleurs. J´avoue que c´était difficile pour moi de faire cette transition de répondre presque directement à ses cris à la laisser être un peu frustrée. Je devais rester calme quand je la laissais crier et ne pas bouillir intérieurement. J´ai appris à la distraire calmement et à lui parler. Je lui disais calmement que je pensais qu´elle n´avait rien de grave et que j´avais la situation en mains. Mon anxiété lui communiquait de l´insécurité qui l´inquièterait encore plus et la rendrait plus difficile à calmer lorsque je la prendrai dans mes bras. »
« J´apprends ses limites ainsi que les miennes. Il y a des jours ou je perdais ma patience jusqu´au jour où j´ai appris à mettre mon enfant de 3 ans dans sa chambre et d´aller dans la mienne pour faire une pause. On en avait besoin tous les deux. »
" Je devais rester calme lorsque Linda partait en exploration et ne pas intervenir à moins que cela soit nécessaire. Quand elle apprenait à ramper et grimper elle apprenait aussi les limites de son corps. Je devais être une présence rassurante afin qu´elle se concentre sur cet apprentissage. J´étais tentée de dire: « Fais attention » ou « attention de ne pas tomber », surtout lorsqu´elle rampait sur des meubles. J´ai remarqué qu´en disant cela, je distrayais Linda, la forçant à diviser son attention entre ce qu´elle faisait et m´écouter. Alors, au lieu de cela, je me plaçais quelquepart ou je pouvais l´observer et l´attraper si elle était sur le point de tomber et je l´observais calmement. Je ne voulais pas la déranger en aillant l´air anxieux ou en me comportant avec anxiété. »
3. Donnez la priorité à votre sommeil
Dormez lorsque votre bébé dort. Reposez-vous lorsque votre bébé se repose. Il est tentant de se mettre au travail lorsque bébé fait une sieste. Résistez à cette tentation et faites une sieste vous aussi. Afin de rester lucide dans le maternage d´un bébé aux besoins intenses, vous devez donner la priorité à votre sommeil et votre repos. Martha (la femme du dr Sears) a appris avec le temps que l´heure de repos d´un bebé est très précieuse – trop précieuse pour être passée à faire la vaisselle, les poussières ou même cuisiner. Ce temps précieux de recharge était ingénieusement utilisé de façon à faire toute la différence pour toujours.
4. L´écriture thérapeutique
Ecrire vous donne l´opportunité d´examiner vos sentiments à propos de vous-même, votre maternage et votre enfant. Cela vous force à faire l´inventaire de ce qui marche afin de le mettre en pratique et de ce qui ne marche pas afin de vous en débarrasser. Rédiger un journal aide à vous concentrer sur les qualités de votre enfant plutôt que ses défauts et à voir ses progressions. De plus, lorsque vous serez grand-mère, votre journal sera un cadeau précieux si votre enfant devient l´heureux parent d´un bébé intense. Faites part de votre expérience à la génération future.
5. Soyez positive
Vos premiers sentiments d´avoir un bébé intense étaient peut-être tellement négatifs que vous n´êtes plus capables de voir le revers de la médaille. En récompense du maternage d´un bébé intense il se trouve en dessous de chaque trait de personnalité « négatif », un positif. Après avoir semé les graines (les vôtres et celles de votre bébé), vous verrez une fleur s´épanouir, parfois tellement belle que vous en oublierez les autres plantes.
Je n´ai encore jamais rencontré de bébé aux besoins intenses n´ayant pas au moins un trait de caractère exceptionnel qui, si détecté et encouragé, sera à son avantage plus tard. L´art est de les reconnaître. Il est tellement plus facile de laisser les choses négatives cacher les positives. Il faut parfois planter beaucoup de plantes avant d´en voir fleurir.
Cela peut aider que de se focaliser sur ce que vous aimez à propos de votre bébé, « J´ai de la chance qu´il aime téter si souvent ; certaines de mes amies avaient du mal à allaiter. » « Je suis heureuse qu´elle veuille être avec moi autant. » « Heureusement qu´elle est persistante. Elle sait ce qu´elle veut et comment l´obtenir ».
J´ai perdu tellement de temps et d´énergie à me demander quel était le problème de mon bébé et ce que je faisais de mal (car c´est l´impression que mes conseillers me donnaient). C´est en commençant à regarder les qualités uniques de mon bébé plutôt que les inconvénients qu´il me posait que le maternage est devenu beaucoup plus facile pour moi.
6. Soyez patiente
Les personnalités ne changent pas en une journée. Cela peut prendre des mois pour voir du progrès. Nous aimons les roses. Martha sait que si elle ouvrait les pétales de rose elle-même par manque de patience, la rose aurait l´air différente en pleine floraison que si elle attendait avec patience et amour que la rose éclose elle-même. La rose n´aurait pas la plénitude naturelle qu´elle est supposée avoir (elle a essayé une fois).
Témoignages de maman de bébés intenses:
“On a appris à accepter sa personnalité et son tempérament et à lui donner du temps pour apprendre plutôt que de le pousser à s´adapter.
Je me suis résignée au fait que mon enfant pleure beaucoup et que je ne puisse pas toujours l´en empêcher mais je peux au moins être là. »
7. Voyez grand
En apprenant à avoir des attentes plus réalistes, à être flexible, et comme les parents de bébés intenses le disent, « à vivre au jour le jour » cela aide à garder de l´énergie pour les « gros » problèmes, ces aspects de la personnalité de votre enfant que vous ne pouvez tolérer et qui pourraient être à leur désavantage plus tard. Ne perdez pas votre énergie sur des détails, ils se résoudront d´eux-même.
J´ai travaillé pour une entreprise japonaise et y ai appris une leçon très précieuse: les japonais ne perdent pas de temps à se demander le pourquoi d´un problème ou la personne en cause, au lieu de cela, ils se concentrent sur la solution. Consacrez votre énergie à ce que vous pouvez changer et où vous pouvez faire la différence, pas à ce que vous ne pouvez pas changer.
8. Réalisez vous que votre enfant est unique
Peut-être aviez–vous des idées préconçues de ce qu´un bébé est supposé être ou faire lorsque vous êtes devenus parents. Beaucoup de ces idées viennent de nos expériences en présence d´autres parents et enfants. L´un des premiers changements est de faire abstraction de ces idées préconçues et de se concentrer sur votre propre bébé, qui il est et de quoi il a besoin. En le voyant grandir, vous vous apercevrez de l´importance de voir votre enfant comme un individu.
Ce qui nous a aidé est de voir notre fille comme la personne intelligente qu´elle est plutôt que d´essayer de la modeler pour qu´elle rentre dans le modèle du bébé standard. Cela nous a aussi aidé que de changer nos attentes par rapport à son sommeil et ses tétées et de nous concentrer sur nos propres stratégies d´adaptation.
Vers six mois nous avons commencé à nous sentir chanceux plutôt que malchanceux avec notre bébé intense. Elle nous a appris des leçons de maternage que nous n´aurions jamais appris avec un enfant plus facile. Au début nous étions sur la voie de devenir des parents soucieux d´avoir tout sous contrôle et manipulateurs mais Mérédith ne voulait rien savoir.
Nous avons dû apprendre à être flexible et à la laisser grandir à sa façon.
Elle ne voulait pratiquement jamais faire des câlins ou s´asseoir et être balancée. Elle voulait que nous soyons debout et que nous bougions constamment. Ce qui nous a aidés aussi a été de faire tout ce qui « marche ». Ce qui marchait pour elle changeait toutes les minutes.
9. Ne comparez pas
Ce conseil de survie est un cousin proche du précédent. Il est facile de mettre l´étiquette « mauvais » sur votre enfant lorsqu´il est le seul du groupe à monter sur le bord du comptoir de la cuisine tandisque les autres sont poliment assis autour de leur table où ils mangent leur goûter. Il est facile de conclure que vous faites quelquechose de mal lorsque votre bébé est le seul du groupe qui ne fait pas ses nuits. Les jeunes parents basent leur norme sur le style de maternage et de comportement des enfants du groupe social auquel ils appartiennent.
Nous vivons dans une société où être différent équivaut à être mauvais. Ceci n´est pas uniquement une faute de raisonnement. Comparer votre maternage à celui des autres vous rendra folle. Cela renforcera votre sentiment négatif que le comportement de votre enfant est de votre faute.
Eviter le piège de la comparaison vous rendra libre de regarder objectivement votre enfant. Vous portez moins de jugements et vous devenez plus réaliste. Votre enfant est né différent du petit voisin, pas meilleur ni pire, juste différent. Chaque étoile émet une lumière différente.
Témoignages de parents de bébés aux besoins intenses:
"Bien que j´aime mon enfant comme elle est et que j´essaye de ne pas la comparer à d´autres enfants, il est très frustrant de voir que tous les enfants de mes amies sont beaucoup moins demandants que le mien. Ses besoins sont tellement forts et mon maternage a été si intense que parfois j´ai l´impression que nous sortons d´une autre planète. Tant de personnes ne peuvent comprendre ses besoins et ma façon d´y répondre."
"J´étais tellement lassée d´entendre le terme « bon bébé ». D´après les normes de mon entourage, mon bébé n´était pas « bon ». J´ai alors décidé qu´un bébé était bon lorsqu´il pleurait et faisait savoir ce qu´il voulait. (En d´autres termes, tous les bébés sont « bons ».) Cela a complètement changé ma perception des bébés maussades. Ils pleurent plus car ils ont besoin de plus."
"Mon conseil aux parents est que lorsque vous avez un enfant malade, vous lui donnez plus d´attention ; alors si vous avez un bébé aux besoins intenses, donnez lui le supplément d´attention dont il a besoin. Il en a besoin pour une raison."
"Après avoir appris qu´elle avait des besoins intenses pour une raison développementale, il est devenu plus facile pour moi d´y répondre adéquatement."
10. Sortez
Pour un enfant, la maison est l´endroit où se trouve la mère. Un espace ouvert comme un parc ou une grande aire de jeu peut captiver une enfant tenace et relaxer un parent stressé.
Témoignage d´un parent :
« C´est surtout à l´extérieur que j´ai trouvé de l´aide. Nous avons maintenant un grand jardin et mes parents l´ont rempli de jouets et d´une piscine au-dessus du niveau du sol. Cela contribue largement à mon bien-être. Etre capable de s´asseoir tandisque mes enfants dépensent leur énergie est comme une bénédiction. »
11. Changez ce que vous n´aimez pas
La clé du succès pour survivre et s´épanouir avec un enfant aux besoins intenses c´est de continuer à travailler jusqu´à développer un style de maternage qui réponde aux besoins de votre enfant mais qui en même temps ne dépasse pas votre envie ou capacité à donner. Vous devrez vous plier en 4 mais pas jusqu´au point de « casser ». Dans nos conseils aux parents d´enfants aux besoins intenses, la question clé que nous avons trouvé efficace pour décider si les parents ont besoin de changer leur méthode est : « En voulez vous à cette situation ?» « Etes-vous de plus en plus partagée sur votre méthode de maternage ? » Si la réponse est oui, vous avez besoin de changer votre méthode. Continuer dans un style de maternage qui marche pour votre bébé mais pas pour vous fera de vous une personne aigrie et de plus en plus rancunière envers votre bébé. Tout le monde a des périodes creuses ou l´on en a marre de materner. C´est un travail difficile et stressant. Décidez de ce que vous pouvez changer ou pas mais surtout, apprenez comment ne pas cultiver de la rancune pour ce que vous faîtes.
Témoignage d´un parent :
« Mon bébé demande constamment à être porté, promené et a besoin de distraction pratiquement en permanence. Je ne peux pas la laisser seule pendant une minute. Je suis même contrainte à aller aux toilettes avec elle. Quand elle dort je me sens partagée entre l´envie de me reposer et celle de mettre la maison en ordre. J´ai l´impression que je ne devrai jamais être séparée de cet enfant de jour comme de nuit. Parfois (mais pas souvent) je dois la laisser pleurer car je suis à deux doigts de perdre ma patience et je me sens alors coupable car je sais qu´elle a besoin de moi mais je dois me séparer d´elle. J´aimerai bien qu´il y ait plus de groupes d´aide aux parents de bébés intenses mais je ne pourrai sûrement même pas y participer car mon bébé pleure même dans la voiture. Je ne peux aller nullepart. J´adore cet enfant et j´espère que je n´ai pas l´air égoïste en disant : « Et moi alors ? » Je suis devenue l´esclave de ce bébé. Tout ce que je veux et tout ce dont j´ai besoin n´est plus important. Quand j´ai lu que vous 2 (Monsieur et Madame Sears) avez 8 enfants, j´ai dit que vous deviez être complètement fous. Mon mari fait des shifts de 12 à 14 heures alors il n´est pas la souvent (de toute façon il n´est pas capable de la calmer comme moi). J´ai peur de la laisser avec quelqu´un d´autre car j´ai sincèrement peur qu´elle soi négligée ou pire, secouée par quelqu´un qui ne la connaît pas comme moi je la connais. Ca me fait du bien juste d´écrire tout cela. C´est comme une thérapie. Je sais que je vais survivre à tout cela et le seul remède sera le temps. Elle grandira et tout cela deviendra du passé. »
11. Allez chercher de l´aide
Plus tôt vous réaliserez que pour materner un enfant intense vous avez besoin d´aide extérieure, mieux vous survivrez. Choisissez bien vos alliés. A moins d´avoir eux-mêmes un enfant intense, ils pourraient avoir du mal à vous comprendre. Entourez-vous de parents ayant le même état d´esprit. Joignez un groupe de soutien intense ou commencez le vôtre.
Témoignages de parents de bébés aux besoins intenses:
« Nos amis et notre famille qui nous ont vus materner Katie ces 2 dernières années nous ont offert leur amour et leur support malgré le fait qu´ils ne comprennent pas toujours. Quand j´entends de magnifiques compliments comme : « Vous vous en sortez si bien avec un bébé si difficile » et « Vous et Katie êtes mon inspiration lorsque j´ai une journée difficile avec mon bébé », cela me prouve que tout ce travail n´est pas pour rien. Nous avons besoin d´encouragements dans ce que nous faisons. Cela aide vraiment d´entendre des compliments de la part d´autres personnes, même si je vois bien moi-même que mes efforts de maternage portent leurs fruits. »
« Trouver un groupe de soutien et des amis encourageants m´a aidé à vivre avec mon bébé intense. C´est tellement important d´être capable de se plaindre du bébé que l´on aime pourtant tellement à des personnes compréhensives. J´ai vite appris à qui je pouvais me plaindre. Les mères de la ligue Lalèche étaient exceptionnelles pour leur compréhension dans le maternage d´un bébé difficile. Leur soutien a vraiment ravivé ma confiance en moi-même. Le groupe de soutien qui m´a donné le plus de satisfaction dans mes accomplissements en matière de maternage est notre groupe de jeu. Certaines des mères étaient d´abord sceptiques lorsque je parlais de l´intensité d´Emilie. Lorsqu´elles ont appris à nous connaître, elles ont commencé à comprendre que mon maternage intensif était la seule façon de s´occuper de mon bébé. Quelques-unes ont même changé leur propre façon de materner. L´une d´entre elles m´a dit que comme je suis capable de survivre une journée avec Emilie, elle sait qu´elle peut survivre une journée avec ses enfants. »
un ptit somme en poussette, un exploit pour moi !!
Bonjour à toutes,
Je voulais vous parler de ma grande surprise lorsque je me suis rendue compte que ma puce s'était endormie dans la poussette pendant une balade samedi après-midi.
Vous me direz qu'il n'y a rien d'inhabituel à ce qu'un bébé s'endorme dans sa poussette mais pour moi c'est la première fois. Avant, Maylis refusait de s'y endormir. Elle ne dormait qu'au sein ou sinon dans l'écharpe. Or, depuis ses 11 mois à peu près, elle refuse l'écharpe pour les balades et préfère la poussette où elle est confortablement assise, n'est pas comprimée et peut tout voir.
Quand je repense à l'année dernière où chaque sortie était source d'angoisses pour moi car je savais qu'elle demanderait le sein, qu'elle ronchonnerait jusqu'au retour, etc., je me dis que Maylis a drôlement évolué durant sa première année et qu'elle est de moins en moins intense.
La douche, les repas, le ménage, dur dur avec un BABI !!!!
Vers les 1 mois de Maylis, il était très fréquent que j'attendes le papa pour pouvoir me doucher. C'était vraiment l'horreur car quand il faisait chaud, je rêvais d'une bonne douche .
Puis, elle a grandit et je prenais ma douche à un moment où elle était bien (pas toujours la même heure c'est mademoiselle qui décidait) et qu'elle acceptait le transat puis après dans sa chaise haute puis par terre (quand elle commençait les 4 pattes).
Je ne me suis quasiment jamais lavée toute seule depuis sa naissance. C'est donc toujours douche ou sinon bain mais avec ma fille :heart:
Pour les repas, au début, c'était au sein dans le coussin d'allaitement puis on a acheté une balancelle (gros investissement mais bien utile tout de même !) et on pouvait manger tranquillement pendant que la puce se faisait bercer.
Pour ce qui est du ménage, je faisais le minimum et j'ai souvent repassé avec la puce dans le porte-bébé pendant qu'elle dormait (je sais c'est pas bien mais j'avais pas trop le choix) . Maintenant, je fais le soir quand elle dort.
et un autre post que j'ai posté le 02 juillet 2006 :
Pour le moment des repas, j'ai testé pas mal de choses :
*l'écharpe surtout quand on recevait des invités et que Maylis voulait dormir
*simplement au sein dans les bras en mangeant avec une main
*au sein sur le coussin d'allaitement en mangeant également d'une main mais c'est pas très pratique je trouve
*dans le transat mais c'était très très court
*dans la balancelle : là j'avoue qu'on a fait un bon investissement qui nous a permis de retrouver des repas plus ou moins "normaux".
*ou sinon avec le papa, on se relayer mais il est vrai que fréquemment soit je mangeais avec un lance-pierre (et après j'avais mal au bide :lol!: ) soit je mangeais pas du tout.
vendredi 14 septembre 2007
Des illusions successives (2)
Et là, je me mis à douter. Et si il avait simplement faim, ce p’tit-là ? Et si les gargouillis de son estomac déjà vide le tiraient en fait chaque nuit de son sommeil ? C’était ce que m’avait soufflé le pédiatre lors de la troisième visite. J’étais peut-être LA fautive, la mère irresponsable qui, pourtant mise devant son évidente incapacité à assurer sa fonction nourricière, adopte l’attitude la plus irraisonnable et égoïste qui soit : vexée jusqu’au trognon, elle persévère, elle s’entête, elle persiste et signe ! Mais après une nouvelle visite chez le pédiatre, visite au cours de laquelle on me fit remarquer que mon fils ne grossissait pas tout à fait comme il l’aurait fallu, j’essayai, effectivement vexée, de lui donner un biberon avant de le mettre au lit. Le petit ange l’engloutit sans broncher. Ce lait-là, au moins, sentait la vanille et non pas le crumble au roquefort, le gaspacho au melon ou dieu sait quelle autre bizarrerie culinaire encore. Mais cette nuit-là fut comme les autres, pourrie, pourrie et triple pourrie. Nathan se réveilla une heure plus tard, puis encore une heure plus tard, puis encore une heure plus tard… Je cessai finalement de compter les réveils. Le biberon aussi avait échoué. Et toc.
Notez tout de même que cette illusion saugrenue ne m’a pas encore totalement quittée, puisque j’ai à présent entrepris de gaver Nathan de petits pots spécialement destinés à faire passer aux bébés une « bonne nuit » (dixit l’étiquette, la grosse menteuse…) avant de le coucher. Il se trouve que la méthode avait réellement fonctionné le premier soir, mais qu’elle s’est depuis avérée totalement inefficace.
Lettre ouverte au Dr Philippe Grandsenne :
Dans votre ouvrage « Bébé dis-moi qui tu es » vous affirmez à plusieurs reprises que les pleurs inexpliqués cesseront avec les 3 mois de l’enfant ; « jamais plus de 100 jours ! ». Outre les précieux éléments qui nous ont aidé à mieux chérir notre enfant, vous nous avez donné à mon mari et moi un espoir immense.
Notre fils avait 4 ou 5 semaines au moment de notre lecture, ses hurlements permanents nous déroutaient totalement ; nous ne comprenions pas qu’il puisse avoir, sur terre, autant d’enfants et surtout comment les gens pouvaient en avoir plusieurs si tous étaient comme ça ! Non seulement vous nous avez permis d’accepter les hurlements de notre petit bonhomme et de tarir nos inquiétudes quant à sa santé, mais surtout vous nous avez promis une issus naturelle et prochaine ; notre cauchemar se terminerait !
Sachez pourtant, Monsieur, qu’il existe bon nombre d’enfants pour lesquels ça n’est pas le cas. Imaginez la détresse des parents dont l’enfant grandit et pleure toujours autant. Imaginez l’épuisement. Imaginez la lassitude, le découragement, la dépression. Imaginez la solitude.
Où est le bébé promis ? Que faire face à cet éternel « fœtus dehors » -comme vous le nommez- qu’on nous affirme en bonne santé et qui alterne pleurs et tétées ; qui refuse de quitter les bras et lutte de façon permanente contre le sommeil ?
Mon fils a aujourd’hui 13 mois, il m’a donc fallu beaucoup de temps pour rédiger ce courrier qui me tiens pourtant à cœur. Non pas que l’émotion était telle qu’elle m’empêchait toute rédaction, mais il m’a fallu attendre que mon enfant ait cet âge, qu’il soit moins demandeur et me libérer enfin quelques plages.
Les pleurs eux ont cessé vers 7 mois avec le déplacement au sol.
Le besoin de « vivre dans les bras de maman » s’estompe peu à peu.
Les réveils nocturnes eux sont encore très nombreux.
Un physicien canadien, le Dr Newman a nommé ces enfants « high/intense need babies » ou en français « les bébés aux besoins intenses ». Un pédiatre américain, le Dr Sears publie à leur sujet.
Nous savons aujourd’hui que notre fils est loin d’être un cas isolé, je vous invite à vous en rendre compte en tapant « bébé aux besoins intenses » dans un moteur de recherche.
Aussi, je crois aujourd’hui, avec le recul, pouvoir vous faire part, au nom de tous les parents intenses, qu’une modulation dans la formulation aurait été certes moins porteuse d’espoir mais moins sujette a déception. Une maman me confiait récemment « nous avons eu le sentiment de nous être fait avoir ».
Convaincue que vous ignoriez tout des bébés aux besoins intenses lors de la rédaction, je souhaite retenir toute votre attention et vous donner l’envie de faire plus ample connaissance avec eux.
Intensément votre,
Epuisella
jeudi 13 septembre 2007
Des illusions successives (1)
Nathan est notre premier bébé, petit bonhomme ardemment désiré et impatiemment attendu, petite pile électrique – que dis-je, atomique – toujours en mouvement, toujours en éveil, qui voudrait tout voir, tout toucher, tout goûter, tout sentir… Un petit soleil qui rit beaucoup, dort peu, et passe sa journée à tendre son index rose et potelé pour indiquer à celui ou celle qui lui sert de moyen de transport la direction de tel ou tel objet qui aura attiré son attention (il ne marche malheureusement – ou heureusement – pas encore).
Nathan était un bébé certes agité in utero, mais tout ce qu’il y a de plus calme les premières heures qui suivirent sa naissance. Un séjour à la maternité un peu fatigant, beaucoup de tétées nocturnes, mais je n’étais pas inquiète. J’entendais les autres bébés pleurer depuis ma chambre et je me disais que je n’étais pas la seule à avoir mis au monde un petit homo gloutonus.
De retour à la maison, toujours autant de tétées nocturnes, aucune sieste digne de ce nom, des nuits chaotiques, mais il était encore si petit… On m’avait dit que les bébés faisaient rarement leurs nuits avant l’âge de trois mois (trois mois !!! A l’époque, ça me paraissait si loin…). Je pouvais bien prendre mon mal en patience, même si le faire-part d’une compagne d’infortune (les sinistres séances de préparation à la naissance) m’annonçait fièrement au nom du bébé « Je fais mes nuits depuis Noël » (la petite peste était née le 7 décembre). J’en informai immédiatement mon propre bébé, qui feignit de ne pas m’entendre. Moi, j’attendais avec impatience son troisième mensiversaire...
Malheureusement la date magique ne tint pas ses promesses. A trois mois révolus, Nathan passait toujours le plus clair de son temps à téter. Il s’endormait parfois sur mon épaule, sa petite tête dodelinant au rythme de mes activités. Il enclenchait alors son redoutable système de surveillance interne et malheur à la mère indigne qui tentait de le déposer durant son sommeil ! Là, je commençai tout doucement à me dire que non, décidément, Nathan n’était pas comme les autres bébés, ceux qu’on pose dans un coin au restaurant ou chez des amis et qu’on peut éventuellement oublier tant ils restent immobiles et silencieux…
mardi 11 septembre 2007
Les nuits c'est l'enfer!
C'était pourtant la seule chose qui se passait pas trop mal les 2 premiers mois. Et puis là depuis janvier dégradation totale du sommeil. Depuis février, 8 nuits ont eu une plage de 5 heures d'affilées dont 1 et unique complète! (une durant laquelle il ne s'st pas réveille DU TOUT -si si)
Je tiens une grille du sommeil pour essayer de comprendre si je peux reproduire quelquechose les jours où ça va mieux mais impossible.
Globalement il se réveille à chaque fin de cycle et minimum 3 fois dans la nuit a besoin de MOI pour se rendormir. Les premiers réveils se font avant minuit ça va, mais ensuite tout se dégrade; 1h 2h 3h 5h c'est l'horreur. Je n'en peux plus.
Le pire est lorsque j'arrive dans sa chambre et qu'il est debout dans son lit à sauter de joie en me voyant arriver, là je sais que j'en ai pour minimum 1h...
Avant sa naissance j'avais choisi un joli fauteuil de relaxation pour l'allaiter et le bercer, j'ai passé tellement d'heures à lutter contre mon fils hurlant pour ne pas s'endormir ces derniers mois, que je m'imagine jeter ce fauteuil au feu, le débiter en mille morceaux ... EXORCISER!
lundi 10 septembre 2007
Une journée particulièrement intense!
Trop de griffes, trop de morsures, trop de cheveux arrachés, trop de pleurs, trop de parties du visage pincées, trop de je tète non je veux jouer finalement je veux téter en fait c’est jouer…
Un nuit trop dure, pas un seul cycle de sommeil complet pour moi. La privation de sommeil, ça pardonne pas.
Et puis vers 10h15 après 3/4h de lutte (pas mal), le BABI cède et S’ENDORT ! Je file dans le bain (le 2ème depuis sa naissance), il me faut bien ça pour espérer redémarrer sur de bonnes bases. Et puis pas de chance, une fois dans l’eau et bien savonnée les hurlement se font entendre. Et c’est reparti.
La fin de la matinée un cauchemar, le déj l’enfer.
Je tente de le rendormir, cet enfant est franchement épuisé.
Pas moyen et là je craque.
Je craque, il est 14h30 la maison ressemble à un champ de bataille, je ne suis pas habillée, lui non plus, il ne dort pas, je suis épuisée, mes cheveux sont encore mouillés. ça ne nous était pas arrivé depuis des mois.
Plus je pleure, plus il pleure.
Le service pédiatrie de l’hopital dont je dépends m’a conseillé le mardi après midi un rendez-vous à la PMI pour que les parents puissent parler de leurs problèmes.
Toujours en larmes, je nous prépare, la PMI c’est loin, pas assez pour qu’il s’endorme en chemin ; j’en peux plus, hier encore j’ai fait 4km de poussette pour que ce BABI dorme.
Arrivés à la PMI je pense que ça va mieux, en fait dès que j’ouvre la bouche je sors des sanglots. En fait ce RV du mardi aprème est un « atelier d’éveil ». Je m’effondre encore plus. IL NE FAUT PAS EVEILLER MON ENFANT IL L’EST DÉJÀ BEAUCOUP TROP ! De guerre lasse, je me laisse faire et me retrouve dans une pièce pleine de jouet avec une fonctionnaire qui regarde ce qui se passe, quelques mamans qui échangent des banalités qui m’excèdent trop pour que j’y prète attention et des enfants entrain de jouer tranquillement.
Bref une salle de jeux communale.
J’y reste après tout mon fils joue, il ne comprendrait pas qu’on s’en aille aussi sec. Il y a une petite fille de 15 mois qui ne se met pas debout, qui était « fatiguée, elle n’avait cet après midi là fait qu’une sieste d’1h ½ au lieu de +2h !!!!! ». Il est évident que nous n’avons pas les mêmes enfants !. Elles doivent venir là pour passer le temps.
Je tiens 1h, je donne le goûter à mon fils et je pars. La directrice me demande si je reviens la semaine prochaine, je lui réponds que non, que cet « atelier » est certainement très bien pour les mamans qui n’ont rien à faire. Elle me dit repassez dans la semaine on fera le point. Je la remercie. Il est évident qu’elle ne se rend compte de rien.
La nuit suivante a été plus paisible, à 11h j'étais déjà douchée, le BABI dormait depuis 1H! Mais viiiiiite se remettre en route, avant que le rythme infernal ne reprenne !
vendredi 7 septembre 2007
L'ignorance de la médecine
Le Dr Sears et le Dr Newman. Le premier est américain, le second canadien -pas facile d'aller les consulter. Les travaux du Dr Sears sont rendus public sur son site et rencontrent un succès phénoménal qui va bien au delà des parents de BABI. J'ai le sentiment qu'ils ne sont malheureusement connus que des parents et que les professionnels de santé ne s'y arrêtent pas. Je ne parviens pas à trouver les travaux du Dr Newman; a part son nom et sa nationalité d'ailleurs, je ne connais rien de ce médecin.
Être parent de Bébé Aux Besoins Intense est très confidentiel.
Les visites chez le médecin ne nous sont d'aucun secours. Durant les 2 premiers mois de vie don mon fils qui hurlait du matin au soir j'ai entendu en boucle "soyez en plutôt rassurés, il est en parfaite santé!" et puis au fil des mois apparait la culpabilité, chacun à sa manière accuse les parents, la maman en particulier "9 fois/10 les problèmes de sommeil sont dus aux parents" "Il ne dormira que le jour où VOUS l'aurez décidé en votre âme et conscience" "Trouvez-lui un rituel d'endormissement et il saura se rendormir seul la nuit" "Il faut faire garder votre enfant" "oui et je connais des parents dont aucun des 3 enfants n'a dormi avant l'age de 3 ans" etc.. etc...
Les seuls professionnels de santé n'ayant pas émis de jugement ni critique, sont le pédiatre qui aujourd'hui tente de trouver un remède à mon fils qui commence je crois à l'épuiser quelque peu et l'ostéopathe qui lui fait tant de bien. Cette dernière n'a d'ailleurs fait qu'encourager le maternage intensif. Elle n'a jamais prononcé le terme de bébé aux besoins intenses et pourtant elle reconnaît le comportement.
Depuis près de 6 mois que je connais ce terme de Bébés Aux Besoins Intenses, je dois dire que les moteurs de recherche affichent des résultats de plus en plus nombreux. Nous sommes encore loin de figurer au programme des écoles de médecine, mais j'y vois là un espoir!
jeudi 6 septembre 2007
Ouverture du blog
Il faut dire que nous sommes bien occupé(e)s avec nos Bébés Aux Besoins Intenses (communément appelés BABI) et se poser devant un clavier d'ordinateur relève de l'exploit! Nos enfants aimeraient vivre dans nos bras, nos enfants aimeraient qu'on ne s'occupe que d'eux, capricieux? ça serait bien rapide et réducteur, comment pourrait-on qualifier ainsi un enfant de quelques heures?
Tout simplement nos enfants ont des besoins d'attention décuplés, les ignorer ne fait qu'amplifier les symptômes.
Nos vies ressemblent à un marathon permanent, à une course contre la montre qui n'en finit pas, une fois venu enfin le soir et le moment légitime de se reposer, c'est plutôt une autre perspective qui se dessine devant nous. Nos enfants se réveillent de multiples fois CHAQUE nuit et pour certains il est hors de question que le papa aille les rassurer.
Suggérer de les laisser pleurer pour qu'ils cessent? c'est n'avoir jamais entendu un pleur de BABI!
